Nightmare Boy – Un cauchemar agréable sur Xbox One



Si Metroid et Castlevania sont devenus des références, c’est bien grâce à leur ambiance sombre et particulière, mêlée à un gameplay aux petits oignons et à une bande son qui a su marquer toute une génération de joueurs. Au fil des années, bien des clones ont vu le jour, mais jamais les élèves n’ont su dépasser leurs maitres. Aujourd’hui, c’est Nightmare Boy, premier né du studio The Vanir Project, et édité par BadLand Games (tous deux Espagnol) qui viennent tenter de se faire une place au soleil. Mais parvient-il vraiment à tirer son épingle du jeu ?

L’histoire nous place aux commandes de Billy, un petit garçon qui est sur le point d’aller se coucher. Seulement voilà, à ce moment précis, une créature surgit de nulle part et nous lance un sort qui nous transforme en monstre. Pire, nous voilà maintenant prisonnier du monde d’où est originaire l’abomination: le monde des cauchemars. Il vous informe que désormais, Billy n’existe plus et que vous répondrez dorénavant au nom de Rolok. A nous donc, de parcourir cette dimension cauchemardesque pour comprendre ce qu’il se passe et trouver le moyen de se réveiller de ce mauvais rêve, du moins si cela est possible.

Tout au long du jeu vous croiserez plusieurs enfants, eux aussi prisonniers, qui vous donneront diverses compétences (double saut, boule de feu..) lorsque vous parviendrez à les délivrer. La plupart du temps il faudra vaincre un boss pour les secourir. Néanmoins certains habitants du royaume viendront également de temps en temps vous prêter main forte en vous apportant certaines capacités spéciales ainsi que des conseils ou des explications sur la situation. Vous pourrez même acheter des pouvoirs via un vendeur dans une salle d’arcade pour monstres ! L’histoire, plutôt originale et travaillée, vous mènera en revanche dans des environnements plutôt classiques pour ce type de jeu. A savoir une grande plaine avec des zombies, des souterrains avec de la lave, des catacombes, ou encore l’habituelle zone de glace. Les ennemis plutôt variés et parfois très originaux (c’est le moins que l’on puisse dire) seront très présents lors de votre aventure. Il n’est en effet pas rare de tomber sur des couloirs remplis d’ennemis et autres pièges mortels en tout genre !

Hélas, la difficulté, particulièrement mal gérée, risque fort de mettre votre patience à rude épreuve. Presque dès le départ du jeu vous ferez ainsi face à un boss, capable de vous lancer un rayon laser dévastateur et de surcroit entouré d’ennemis quasi invisibles ! Au moins le ton est donné. D’autres boss, pourtant très imposants, seront eux d’une facilité déconcertante et ne vous poseront absolument aucun problème. La surcharge d’ennemis et de pièges dans certaines zones vous poussera parfois à fuir, en espérant survivre jusqu’au prochain cœur de vie ou la prochaine sauvegarde. Car oui il vous sera possible de sauvegarder chez la faucheuse contre des diamants que vous ramasserez un peu partout dans les niveaux. Problème, le prix des sauvegardes augmente à chaque fois, à vous donc de gérer votre argent comme il se doit !

Nightmare Boy se veut quelque peu punitif, et même frustrant lors de certains passages, notamment ceux de plateformes. En effet, les sauts manquent de précision. De plus, Billy est très rapide dans ses déplacements, ce qui viendra encore accentuer ce problème de précision. Le monde de glace, avec ses nombreuses plateformes qui bougent dans tout les sens, associées à un sol très glissant et à ces défauts de jouabilité deviendra donc vite une zone de die and retry. Ajoutez encore à tout cela une manette qui vibre (très) fortement à chacun des coups que vous prendrez. Coups que l’on prend très régulièrement puisqu’il n’y a pas de moments d’invincibilité entre chaque dégât que l’on subit. De quoi avoir envie d’envoyer voler sa manette ! De plus, il est regrettable que pour un jeu à l’esprit rétro, il soit impossible de jouer à la croix directionnelle. Elle n’a en effet ici aucune fonction. C’est regrettable car la maniabilité aurait pu gagner en souplesse. Dans tous les cas il est incompréhensible que le choix ne soit pas proposé.

Heureusement, le jeu à ses moments de bravoure, cela grâce à quelques passages, très bien travaillés et vraiment bien construits. Bien que les différentes zones soient assez inégales dans leur traitement et intérêt. En effet certaines se boucleront en quelques minutes, d’autres vous demanderont quelques (nombreux ?) essais avant de pouvoir en venir à bout. Si vous vous débrouillez bien, la fin du jeu s’offrira à vous… en seulement 5 heures, objets à collecter inclus. Une durée de vie donc très faible, et avec assez peu de rejouabilité derrière. On ne peut s’empêcher de trouver cela dommage, car les graphismes et l’ambiance sont vraiment travaillés, la bande son est, elle, plutôt réussie et colle parfaitement à l’ambiance générale. Le côté rétro du jeu est ici parfaitement assumé et maitrisé, jusque sur l’écran d’obtention des pouvoirs, particulièrement classe et bien pensé. En bref, on sent l’amour et la passion pour les jeux de l’ère 8/16 bits et cela fait chaud au cœur !


Bien entendu, il vous sera possible d’accentuer la durée de vie du jeu, avec les différents succès à débloquer. Ceci dit attention les yeux car il vous sera par exemple demandé de finir le jeu sans mourir ou sans sauvegarder. Bon courage aux volontaires !

Dernier point et non des moindres, j’ai rencontré lors de ma progression un bug qui m’a empêché de poursuivre l’aventure. En effet, la dernière capacité du jeu ne fonctionnait tout simplement pas, m’empêchant forcément de continuer l’aventure. Après avoir contacté l’équipe de développement, ils m’ont assuré que ce bug, qui avait touché d’autres joueurs, était connu et qu’un correctif avait d’ores et déjà été envoyé à Microsoft. Et effectivement, seulement deux jours après, la mise à jour est arrivée ! Si ce problème n’est donc plus d’actualité, on peut néanmoins saluer la sympathie et la réactivité de l’équipe.

 


Si Nightmare Boy respecte les codes du genre, il ne les bouscule malheureusement pas. Derrière une patte graphique et une ambiance générale maitrisée qui donnent un véritable cachet au jeu, on reprochera au bébé de The Vanir Project, une durée de vie ridicule, une maniabilité perfectible et une progression frustrante, la faute à une difficulté mal gérée. Néanmoins, pour le prix, le jeu en vaut la chandelle, et si vous êtes en manque de Metroidvania, Nightmare Boy parviendra à coup sûr à vous divertir un (court) moment.


Jeu testé par Ashen à partir d’un review code du jeu sur Xbox One fourni par l’éditeur

Nightmare Boy

12,99€
Nightmare Boy
71.666666666667

Graphismes

8/10

    Son

    8/10

      Gameplay

      6/10

        Durée de vie

        5/10

          Rapport qualité/prix

          7/10

            Interêt des succès

            9/10

              Pour

              • Une histoire originale
              • Des graphismes agréables
              • Style rétro parfaitement maitrisé
              • Les ennemis : variés et originaux

              Contre

              • Durée de vie faiblarde
              • Une maniabilité perfectible
              • Difficulté parfois mal dosée
              • La carte, qui n’indique pas grand chose
              • Impossible de jouer à la croix directionnelle
                 

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