TEST – Asterix & Obélix XXL2 – Un remaster qui manque de potion magique



TEST Asterix & Obelix XXL2 XWFR

Développé par le studio français Étranges Libellules, Asterix & Obélix XXL2 : Mission Las Vegum avait vu le jour en 2005 (ça ne nous rajeunit pas !) sur Playstation 2 et PC. Depuis, le studio a fermé ses portes, et c’est donc OSome Studio (un studio indépendant français) en partenariat avec l’éditeur Microids, qui se colle au délicat exercice d’un remaster cuvée 2018. Car oui attention il s’agit bien ici d’un remaster et non d’un remake ! En somme, un jeu amélioré (surtout graphiquement) dans le but d’être porté sur nos consoles actuelles. Maintenant que cette précision importante est faite, il est temps de distribuer quelques baffes aux romains délicats !

Avec Asterix – Le Secret de la Potion Magique actuellement au cinéma, il n’y avait pas meilleur calendrier pour sortir ce remaster ! Bien que le but soit évidemment aussi de préparer le public à Asterix et Obelix XXL3 prévu en 2019. Mais pour l’heure, intéressons-nous de plus près à l’histoire du jeu car l’heure est grave ! Panoramix serait-il un traitre ? C’est du moins ce que laisse supposer l’introduction, lorsque ce dernier participe à la capture de trois autres druides avec l’armée de César. Heureusement un certain « Sam Fichaure » (coucou Splinter Cell) alerte le village gaulois, et nos deux comparses partent donc à l’aventure, bien décidés à faire toute la lumière sur cette affaire.

Pour cela les gaulois vont devoir explorer le parc d’attractions de César : Las Vegum. Articulé autour de 6 régions à explorer, allant de Lutèce (Paris) à Louxor en passant par Venise ou encore le palais de César, les environnements sont assez variés et parviennent à dépayser le joueur. Par rapport au jeu de base, quelques nouveautés sont de la partie. Ainsi un nouveau système de magasin voit le jour, permettant à nos deux héros de débloquer des améliorations, des nouvelles techniques de combats ou encore une plus grande barre de vie. Vous pourrez également collectionner des figurines en 3D, et changer la tenue de vos héros moustachus. Un choix de difficulté est également proposé allant de facile à difficile. Un système de voyage rapide fait son apparition, permettant ainsi au joueur de retourner dans toutes les zones du jeu. Un ajout très pratique pour collecter les cartes postales cachées dans le jeu ou les casques en diamant ! Il faut compter environ 10 heures pour terminer l’aventure, un peu plus pour récolter les objets cachés dans le jeu.

Mais que serait un remaster sans ses graphismes retravaillés ? OSome studio apporte ici un peu de sang neuf, ajoutant de nouvelles textures et éclairages aux environnements ainsi que de nouvelles modélisations pour l’ensemble des personnages du jeu ! Si le travail d’amélioration est très visible (surtout lorsqu’on connait le jeu d’origine), Asterix et Obelix XXL2 accuse forcément son âge. Certains soucis, comme les vues de caméra complétement folles, sont encore présents, rappelant la « bonne » époque des premiers jeux 3D sur consoles de salon. Si les 60 FPS sont de la partie, les baisses de framerate sont aussi présentes et certains passages rament tout de même beaucoup. Quand ce n’est pas carrément le jeu qui fige durant quelques secondes ! Oui même sur Xbox One X ! Un comble. Et que dire des cinématiques, maintenant dans un petit cadre doré, donnant l’impression d’un cache misère ?

Pour le reste, Asterix & Obelix XXL 2 assure toujours autant le spectacle, cela à grands renforts de blagues et de références à d’autres jeux ou au cinéma. On trouve par exemple des anachronismes (comme la présence de la Tour Eiffel) ou des romains portant des costumes de Sonic, Mario, Donkey Kong, Rayman, ou encore Ryu de Street Fighter. Les bombes ont un visage bien connu des amateurs de Bomberman, quand le centurion Larry Craft fait évidemment penser à une célèbre aventurière ! On notera même la présence de nouvelles affiches aux couleurs du dernier film d’Alexandre Astier. Question doublage pas d’inquiétude, puisque les voix du duo d’origine sont toujours présentes, à savoir celles de Roger Carel et Pierre Tornade.

Dommage en revanche que les musiques soient assez moyennes, si ce n’est insipides. Dans l’ensemble elles ne collent absolument pas à l’univers d’Asterix, et on en vient même parfois à couper le son, quand ce n’est pas le son qui se coupe tout seul sans prévenir ! Mais le vrai problème d’Asterix & Obelix XXL2 est avant tout le déroulement du jeu lui-même. Taper, sauter, taper, sauter, résoudre quelques courtes énigmes, mettez le tout dans une marmite, touillez, et voilà tous les ingrédients réunis pour bien s’ennuyer ! Le jeu est en effet très répétitif, et il me semble donc presque inutile de dire que la recette a très mal vieilli ! Les combats sont bien trop nombreux et on se lasse très vite de devoir mettre 100 romains au tapis toutes les 3 salles. Et comme si ce n’était pas assez, un mode défi fait son apparition dans ce remaster, mode défi qui consiste à… taper des centaines de romains dans l’espoir de décrocher les lauriers d’or ! Vous l’avez compris on frôle l’overdose !


Si OSome Studio a effectué un travail de dépoussiérage remarquable avec ce remaster, Asterix et Obelix XXL2 accuse tout de même son âge. L’humour, les références à la culture jeux vidéo et au cinéma, ainsi que les voix de Roger Carel et Pierre Tornade parviennent à assurer le spectacle. Oui mais voilà la fête est gâchée par des musiques assommantes (composées par Assurancetourix ?), une caméra folle, et une répétitivité qui rendrait fou le plus zen des bouddhistes. Ses mécaniques et son gameplay manquent aujourd’hui d’originalité, et on espère fortement que le troisième épisode proposera une recette différente de ses ancêtres et dopée à la potion magique.


Jeu testé sur Xbox One X à partir d’un review code fourni par l’éditeur Microids

Asterix & Obélix XXL2 : Las Vegum

49,99€
5.5

Graphismes

7.0/10

Son

4.0/10

Gameplay

6.0/10

Durée de vie

6.0/10

Rapport qualité/prix

4.0/10

Interêt des succès

6.0/10

Pour

  • Bien retravaillé graphiquement
  • La VF d’origine
  • Les nombreuses références et l’humour
  • Le nouveau système de magasins et de téléportation

Contre

  • La caméra qui rend fou !
  • Ralentissements et freeze trop nombreux
  • Des musiques qui ne collent pas à l’univers
  • Trop répétitif dans sa progression
  • Les défis de combats pas indispensables
  • Bien trop cher à la sortie
   

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.