TEST – Octahedron – Le plateformer qui a le rythme dans la peau !



Lancé il y a quelques années par Square Enix, le projet Square Enix Collective a pour but de soutenir et d’éditer des jeux de la scène indépendante. Développé par le studio suisse Demimonde, Octahedron vient se rajouter à la liste de ces jeux édités par cette belle initiative. Pensé pour être un jeu de plateforme hardcore psychédélique, l’ambiance du jeu très flashy, dénote radicalement avec les standards du genre. Alors, prêt à sautiller partout tout en vous trémoussant sur du Synthwave bien rétro ? Let’s dance !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le héros du jeu n’a vraiment pas de chance. Alors qu’il allait chercher du bois pour se faire un bon petit feu de cheminée (l’homme semble vivre dans une maison au milieu d’une forêt, loin de tout), le monsieur tombe nez à nez avec une intelligence (extraterrestre ?) lumineuse sous la forme d’un octaèdre. Si vous ne savez pas ce qu’est un octaèdre, il ne vous reste plus qu’à réviser vos cours de géométrie… ou à vous dire que la forme en question ressemble très fortement aux dés que l’on peut utiliser dans les jeux de rôle ! Quoi qu’il en soit, notre homme, n’écoutant que son courage, s’approche de l’objet en question et le touche. Grossière erreur, car le voilà déjà en train de se transformer ! Très vite, son corps n’est plus que lumière flashy, et sa tête semble désormais être ce fameux octaèdre ! Comble de la malchance, un trou se forme dans le sol, et notre héros se fait aspirer dedans. Au cours de cette chute, le personnage se met à développer un don, et parvient à créer une plateforme de lumière pour amortir sa chute. Se servant de cette capacité pour franchir plusieurs portails, le héros comprend bien vite qu’il lui faudra trouver son chemin dans cet enfer flashy s’il veut pouvoir retourner chez lui un jour ! Comme vous le voyez, l’histoire du jeu est très originale, et on se demande d’emblée comment tout cela va bien pouvoir se finir. Pour le savoir, vous devrez traverser une cinquantaine de niveaux, tous plus dur les uns que les autres.

Car oui, on s’en rend compte très rapidement, Octahedron n’est pas un jeu de plateforme que l’on termine les mains dans les poches. Les niveaux sont courts mais difficiles. Les ennemis, souvent très nombreux dans les stages, ne cesse d’évoluer en même temps que notre protagoniste. Car si au début du jeu on ne peut créer qu’une simple plateforme, il sera par la suite possible de créer un nouveau genre de plateforme, cette fois offensive. À chaque fin de monde, cette plateforme gagnera donc en capacités, vous permettant de tuer des créatures dans plusieurs directions en même temps ! Autant le dire, on finit très vite par oublier la simple plateforme du début pour ne plus jouer qu’avec la seconde. Pour autant, l’aventure ne sera pas de tout repos, car certains monstres sont indestructibles et seront de plus, capables de vous attaquer à leur tour. De plus, le nombre de plateforme que l’on peut créer d’affilés et souvent très limités ! En effet dans Octahedron vous n’aurez souvent le droit que de créer deux ou trois plateformes de suite pour vous hisser dans les différents stages. Si vous souhaitez en créer de nouvelles, une fois le compteur à zéro, il faudra avant toute chose, toucher de nouveau le sol ou un bloc déjà présent dans le décor ! Il faudra donc régulièrement bien calculer son coup et faire des sauts au millimètre près pour espérer s’en sortir. D’autant que la seconde partie du jeu vous réserve bien des surprises et viens joliment casser les codes et les habitudes que l’on prenait pour acquis !

Au sein des niveaux, vous aurez la possibilité de casser des lampes en « surfant » dessus avec vos plateformes. Ces lampes feront apparaitre des fleurs qu’il vous faudra collecter. Ces dernières, qui sont au nombre de trente par stages, vous serviront à débloquer l’entrée du monde suivant. Il est donc évidemment conseillé d’en ramasser le plus possible ! Vous pourrez également collecter des petits triangles, qui vous donneront eux, la possibilité d’accéder à des stages secrets. Et comme ces sections cachées renferment souvent une amélioration pour vos plateformes ou pour votre personnage, il peut être intéressant de les collectionner pour progresser plus facilement dans le jeu. Hélas, ces satanés triangles sont souvent très bien cachés dans le décor (si ce n’est invisible), ou insérés dans des zones très difficiles d’accès et souvent bien gardés ! Si cela représente donc déjà un sacré challenge de terminer l’intégralité des niveaux, sachez que ce n’est rien face à l’épreuve de collecter l’intégralité des objets pour atteindre les 100% ! Plusieurs modes de difficulté sont proposés, mais la moitié ne se débloquera qu’après que vous ayez terminé le jeu une première fois. D’avance, bon courage à ceux qui tenteront le mode le plus difficile, qui vous demandera de finir le jeu avec un seul petit cœur de vie et avec un game over permanent ! Si vous n’êtes pas d’humeur masochiste, le mode normal sera dans doute le plus indiqué pour vous offrir un peu de résistance : 4 vies, 3 cœurs par vies, des continues comme vous le souhaitez, ce mode est donc un bon compromis pour qui est un tantinet habitué aux jeux de plateformes un peu hard.

Les contrôles proposés par Demimonde sont simples voir intuitifs. Un bouton pour sauter, un autre pour créer les plateformes, un dernier pour switcher entre les modèles de plateformes que vous souhaitez créer. Rien de plus et c’est très bien comme ça, car du coup le jeu se prend très rapidement en main. En revanche on remarque tout de même que les sauts du personnage sont un peu lourds, ce qui dans certains passages est assez handicapant. Et comme il n’est pas question d’approximation dans Octahedron, il faudra savoir se hisser très rapidement avant la disparition de votre moyen de locomotion ! Car oui, vos plateformes disparaissent assez rapidement et ce n’est pas toujours une mince affaire de calculer rapidement votre trajectoire, surtout lorsque vous êtes entouré de créatures belliqueuses ! En maintenant une touche, vous avez la possibilité de «surfer » (ou vous déplacer à gauche ou à droite si vous préférez) avec votre plateforme. C’est avec cette capacité que vous pouvez casser des lampes, activer des mécanismes, ou tout simplement aller du bout à l’autre d’une pièce. Bien souvent, vous vous retrouvez à devoir enchainer les plateformes et à glisser avec le plus rapidement possible sous peine de tomber dans des pièges et autres lasers qui n’attendent que vous. D’ailleurs, sachez que selon la cause des dégâts subis, votre personnage reviendra parfois un peu en arrière. Pire, lorsque vous perdrez une vie, vous reviendrez… au tout début du stage ! Sauf si bien entendu, vous avez atteint le point de contrôle en milieu de parcours. À ce sujet, les checkpoints donnent parfois l’impression d’être placés un peu au hasard. Certains sont très faciles à atteindre, quand d’autres vous feront traverser près des ¾ du stage pour espérer les franchir.

Concernant l’ambiance du jeu, très flashy et digne d’une boite de nuit des années 80, il est évident qu’elle sera sans doute très appréciée des amateurs de rétro. Néanmoins, si les musiques du jeu sont bonnes et bien rythmées, il est évident que si vous n’aimez pas la Synthwave ou les musiques un peu « techno », l’ambiance générale du titre ne sera pas forcément un coup de cœur pour vous. La bande-son est synchronisée avec les ennemis et les couleurs qui apparaissent à l’écran (souvent à base de néons bleu, rose, violet) ce qui renforce l’immersion et donne au jeu un côté unique pour le genre. Pour les personnes un peu sensibles aux lumières, Il est possible qu’avec autant de contraste et de mouvements lumineux dans tous les sens, le jeu peut ne pas leur convenir. Concernant la durée de vie, elle est assez bonne. J’ai mis environ 5h pour terminer l’histoire. Ceci dit, je suis un grand habitué de ce type de jeu, alors si vous n’avez pas été bercé aux joies du jeu de plateforme depuis votre plus tendre enfance, comptez peut-être quelques heures de plus. Dans tous les cas il faudra bien du temps supplémentaire si vous comptez tout ramasser dans le jeu, tant certains triangles à collecter vous demanderont sans doute de nombreux essais et un peu de réflexion ! Sachez justement que si vous comptez avoir les 1000 G sur Octahedron, il vous faudra justement glaner l’intégralité des objets du jeu, finir des niveaux en touchant le sol une seule fois, et surtout… terminer l’aventure dans la plus haute difficulté ! Que la force soit avec vous donc !

 


Si son ambiance électro en rebutera peut-être certains, il serait tout de même dommage de passer à côté d’Octahedron. Original, maitrisé et immersif, le titre de Demimonde a tout pour plaire aux amateurs de jeux de plateformes un peu hardcore. Car le challenge ne manque pas, et chaque monde possède pour ainsi dire ses propres règles et mécanismes à maitriser. De plus, si vous êtes complétionniste dans l’âme, le jeu a de quoi vous occuper durant de longues heures, le tout pour un prix plus que raisonnable. Alors pourquoi se priver ?


Jeu testé par Ashen à partir d’un review code Xbox One fourni par l’éditeur

Octahedron

12,99€
Octahedron
8.3

Graphismes

8.0 /10

Son

9.0 /10

Gameplay

9.0 /10

Durée de vie

8.0 /10

Rapport qualité/prix

8.0 /10

Interêt des succès

8.0 /10

Pour

  • Une ambiance originale et immersive
  • Les musiques
  • Des contrôles simples et efficaces
  • Le principe de créer ses propres plateformes
  • La seconde partie du jeu, qui réserve des surprises
  • La présence d’une histoire pas dénuée d’intérêts
  • Bonne durée de vie pour qui veut tout compléter

Contre

  • À déconseiller aux épileptiques
  • Peut déplaire si on n’aime pas ce type d’ambiance
  • L’emplacement de certains checkpoints
  • La musique qui parfois bug en s’arrêtant net selon l’action
   

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