TEST – John Carpenter’s Toxic Commando – Un FPS digne d’un buddy movie des années 80 ?
The Thing, Halloween, New York 1997, Christine, Vampires, Ghosts of Mars, la filmographie de John Carpenter est particulièrement riche, avec des films culte qui ont marqués l’histoire du cinéma. Entre horreur et science-fiction, le cinéaste est parvenu à marquer plusieurs générations de spectateurs. Le rapport entre l’homme et le jeu vidéo en test dans ces lignes ? Carpenter a travaillé sur le scénario et sur la bande-son du jeu ! Développé par Saber Interactive et publié par Focus Entertainment, John Carpenter’s Toxic Commando propose de retrouver l’ambiance buddy movie et l’action du cinéma hollywoodien des années 80/90. Jouable en solo ou en ligne jusqu’à 4 joueurs, ce FPS bourrin tient-il toutes ses promesses ?
Dans un futur proche, une expérience est menée afin d’exploiter la puissance du noyau terrestre. Seulement voilà, arrivée à une certaine profondeur, la foreuse tombe sur une anomalie. L’ancestral Sludge God, qui vivait en ces profondeurs est réveillé, et comme vous l’imaginez, la Terre est donc menacée ! En effet, le monstre commence à terraformer la planète, transformant le sol en une matière noire et visqueuse. Les habitants en contact avec cette substance deviennent alors des mutants morts-vivants. L’humanité a depuis construit un gigantesque mur pour tenter d’arrêter l’infection mais il y a fort à parier qu’il ne tienne pas longtemps face aux hordes belliqueuses. Le scientifique derrière ce chaos tente de rattraper le coup en engageant une équipe d’élite : la Toxic Commando. Composée de 4 membres, l’équipe va donc devoir faire le ménage et sauver le monde. Les joueurs incarneront ainsi les membres de cette team. Si vous jouez en solo, les trois autres personnages seront contrôlés par l’ordinateur. Et autant dire que le jeu est parfaitement jouable seul, puisque l’ordinateur est vraiment efficace, parvenant à tuer sans problème des dizaines de zombie tout autour de vous. Un bon point puisque ce n’est clairement pas le cas pour tous les jeux de ce style. Bien entendu, vous avez aussi la possibilité de jouer avec vos amis en ligne et même avec des inconnus, que ce soit sur Xbox ou ailleurs puisque le jeu à la compatibilité multiplateforme entre consoles et PC. Pour tout cela, comme vous l’imaginez, une connexion permanente est obligatoire (je vois déjà quelques poings se lever !).
Bonne surprise, le jeu est entièrement sous-titré en français, et les menus sont aussi dans la langue de Molière. Un bon point, surtout que, comme dans de nombreux films de Carpenter, certaines répliques sont franchement drôles. Si l’histoire, amenée par quelques cinématiques sympathiques, ne casse pas trois pattes à un canard zombie, elle fait totalement le job, servant admirablement de prétexte pour défourailler tout ce qui bouge. En bref c’est nanar mais de temps en temps ça fait un bien fou ! Sans être exceptionnels, les graphismes sont assez jolis, et la direction artistique du jeu plutôt soignée malgré le côté déjà-vu. Il ne faut donc pas s’attendre à quelque chose de très original, mais après tout on est là avant tout pour l’action. Et sur ce point, le jeu de Saber Interactive envoi du pâté. Car à la manière d’un World War Z, il ne sera pas rare de voir des centaines d’ennemis vous foncer dessus en même temps, le tout avec une certaine fluidité et de grosses d’explosions avec des gerbes de flammes en prime ! Si on ajoute à cela une musique d’action très prenante qui rappelle un peu les musiques de Ghosts of Mars (alternant synthétiseurs et riff métal) l’action devient alors vraiment prenante et on peine à croire le nombre d’ennemis qui arrivent simultanément à l’écran !
Tout cela ne se fait pas sans quelques légères chutes de framerate, surtout si vous choisissez de jouer en mode fidélité (donc les graphismes avant tout) plutôt que performance (la fluidité et les 60fps). On vous conseille de jouer en performance car clairement ce ne sont pas les graphismes qui importent le plus dans ce jeu et il y a finalement peu de différences sur la beauté entre fidélité et performance. En effet le ou les joueurs sont plutôt centrés sur les zombies et les objectifs de missions, sélectionnables en plusieurs difficultés. Facile, normal hard ou expert pour être précis. L’intérêt de jouer en difficulté supérieure ? Les récompenses sont plus grandes et surtout on peut gagner certains matériaux uniquement à partir du mode normal. Plus on monte de difficultés, et plus ces chances d’avoir ces matériaux rares augmentent. Avec eux, vous pourrez par exemple personnaliser vos armes, personnages et même vos véhicules. Avec l’expérience gagnée, votre niveau général vous permettra de débloquer de nouvelles armes principales ou même secondaires comme des grenades. L’expérience vous permettra également d’obtenir des points de compétences, utilisables dans 4 classes. À savoir garde du corps, machiniste, médecin et bombardier. Comme dans de nombreux jeux du genre, chacun de ces arbres de compétence vous donnera différentes habiletés et capacités qui pourront faire la différence durant les combats.
Les voitures ont une place importante dans ce jeu. Que ce soit en Jeep, en voiture de sport ou même en ambulance, ces engins seront indispensables pour casser des barrières (avec les treuils) ou simplement pour gagner du temps vu que les maps des missions sont assez grandes. À noter que certaines voitures ont des spécialités, comme l’ambulance qui permet de recharger ses points de vie lorsqu’on est assis à l’intérieur grâce à un pouvoir ! Mais attention car il faudra trouver des jerricans d’essence pour pouvoir faire le plein sous peine de tomber en rade ! Et la jauge d’essence se vide plus vite selon la difficulté choisie. Et comme il y a quelques secrets et objectifs secondaires durant les missions, avoir un véhicule en bon état deviendra vite indispensable. On peut d’ailleurs les réparer via un mini-jeu sous forme de QTE. Des QTE simples et hélas un peu redondants, que l’on retrouvera régulièrement pour déclencher divers mécanismes.
Avec seulement 9 missions réparties en 3 actes, le jeu de Saber Interactive ne semble pas bien long à terminer sur le papier. Pourtant, on rejoue les missions avec plaisir, ne serait-ce que pour obtenir davantage de matériaux et récompenses. Même si parfaitement jouable en solo, le jeu prendra évidemment toute sa saveur en jouant à plusieurs, avec chacun des joueurs à un poste différent, notamment lors des phases où il faut survivre contre des vagues d’ennemis. Afin de maximiser vos chances de survie il faudra d’ailleurs bien explorer afin de trouver des pièces détachées, qui servent par exemple à réparer des tourelles ou encore à poser des pièges. En plus de la campagne, quelques mini-jeux viendront vous occuper un peu dans le hub principal. Rien de sensationnel mais cela reste sympathique tout de même.
En conclusion, John Carpenter’s Toxic Commando ne prétend pas réinventer le jeu de tir dans un univers de zombie, mais ce qu’il fait, il le fait plutôt bien. Jouable en solo ou jusqu’à 4 joueurs (multiplateforme inclus) le soft de Saber Interactive nous permet de passer un bon moment à chasser du zombie (enfin ce qui y ressemble !) même si les objectifs de missions finissent par se ressembler un peu. Si la campagne est assez courte, la rejouabilité est assurée, surtout à plusieurs, afin de débloquer tous les skins et de monter les arbres de compétences. Gros point positif pour les musiques de John Carpenter et l’ambiance du jeu qui nous replonge dans les buddy movie des années 80/90. Bref, on s’amuse un moment et n’est-ce pas là le principal ?
Test réalisé sur XBOX Series X à partir d’un code review fourni par l’éditeur Focus Entertainment
Pour
Contre
|







Laisser un commentaire