TEST – Antigraviator – Un bon jeu de course futuriste ?



TEST Antigraviator XWFR

Popularisé par des titres comme WipEout, F-Zero, Extreme-G, Rollcage, ou encore Star Wars Episode 1 : Racer, les jeux de course futuristes ont connus leurs heures de gloire dans les années 1990. Souvent copiés, jamais égalés, certains jeux récents sont tout de même parvenus à se distinguer, comme le très bon Redout en 2016. Développé par le jeune studio belge Cybernetic Walrus, et édité par Iceberg Interactive, Antigraviator nous propose de participer à des compétitions se déroulant en 2210 sur le thème de l’antigravité. Prêt à prendre quelques G dans la face ? Alors bouclez votre ceinture, nous allons voir ensemble de quoi il retourne !


Ne vous attendez pas à en apprendre beaucoup plus sur le scénario en cours de jeu. Celui-ci se résume presque à ce que j’ai pu résumer en introduction. Est-ce que cela a vraiment une importance ? Pas le moins du monde car on est ici avant tout pour les sensations fortes ! Et puis il faut bien avouer que ce type de jeu a rarement un scénario ultra développé. Le but ici est donc on ne peut plus simple : battre vos adversaires dans les six mondes que comportent le jeu. Ces mondes sont à chaque fois divisés en quatre courses et on remarque que les environnements sont plutôt variés bien que finalement très classiques. Ainsi vous ferez la course dans un désert, dans des villes futuristes ou encore dans l’espace.

Si vous finissez dans les trois premiers vous gagnerez des crédits qui vous permettront d’acheter des pièces pour votre véhicule, des skins, et même deux nouveaux engins. Ce qui porte donc le nombre de véhicules disponibles à… trois seulement ! C’est vraiment peu, surtout que bien d’autres jeux du genre proposent de débloquer parfois plusieurs dizaines de véhicules. Même constat au sujet de la durée de vie générale du titre puisque hormis le mode campagne, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent si ce n’est le mode course rapide. Dans ce mode il est possible de faire la compétition sur la piste de votre choix, avec le nombre d’IA que l’on désire, ainsi que le genre de course.

Six types de courses sont disponibles. La course simple, la course à la mort, Pure, Hybrid, entrainement et compte à rebours. En course à la mort, le dernier de chaque tour est éliminé. En mode pure, l’énergie du vaisseau permettant le boost remonte tout seul et il est impossible d’utiliser les pièges. Le mode Hybrid est une variante du mode pure, la seule différence étant que les pièges sont de la partie. L’entrainement est en quelque sorte le mode contre la montre du jeu. Enfin en compte à rebours, votre vaisseau à un temps limite pour atteindre des points de contrôle sous peine d’être détruit. À noter que l’ensemble de ces types de courses et modes sont jouables à deux en local et jusqu’à 8 joueurs en ligne.

Mais parlons maintenant de ces fameux pièges. Car dans Antigraviator, vous ne disposez pas d’armes à proprement parler sur votre vaisseau. Les seuls objets que l’on ramasse en cours de route, ce sont des recharges pour le boost. Ces recharges peuvent également servir à déclencher des pièges à distance. C’est-à-dire par exemple que si un adversaire passe près d’un canon à missile implanté dans le décor, un icône à l’arrière de votre engin vient vous prévenir que vous pouvez déclencher cette batterie de missiles sur lui. Alors certes, cela est original. Mais lorsqu’un concurrent est trop loin, notamment en mode de difficulté supérieure, ces pièges ne sont souvent pas suffisants pour rattraper le retard. La possibilité d’avoir des armes classiques (mitrailleuses, roquettes à têtes chercheuses…) auraient donc pu être un vrai plus.

Concernant la bande-son, ce sont les musiques électroniques de Michael Maas (BladeRunner 2049, Star Wars Han Solo…) qui viendront vous accompagner durant vos courses. Difficile de juger ce point car c’est bien entendu ici une question de préférence musical. Néanmoins, il faut bien reconnaitre que ce type de musique colle bien à l’ambiance, et que certaines (comme celle du menu principal) sont plutôt réussies. Niveau bruitages en revanche c’est un peu moins la fête, car le son des engins oscillent entre celui d’un podracer de Star Wars et celui d’un aspirateur !

Mais s’il y a bien un point qui mettra sans doute tout le monde d’accord, ce sont les graphismes du jeu. Développé sous Unity, Antigraviator est vraiment très beau, et se paie en plus le luxe de tourner parfaitement sur la console de Microsoft. Un constat davantage visible encore sur Xbox One X qui affiche du 60 FPS constant. Un tour de force quand on sait que le jeu demande déjà une bonne configuration pour y jouer sur PC dans les meilleures conditions. Le titre de Cybernetic Walrus est de plus très fluide, et les sensations de vitesse sont bien au rendez-vous. Peut-être même un peu trop d’ailleurs car avec un engin fonçant à plus de 500 km/h il est parfois difficile d’en garder le contrôle. Pas d’inquiétude cependant la maniabilité est globalement bonne, et on prend le coup de main après quelques courses.


À n’en pas douter, le jeu de Cynernetic Walrus assure le spectacle avec des graphismes magnifiques et de bonnes sensations de vitesse. Hélas on en fait très vite le tour car il y a peu de modes de jeu et surtout trop peu de véhicules. On peut saluer en revanche le travail réalisé sur l’optimisation et la fluidité, notamment en ce qui concerne les 60 FPS constant sur Xbox One X. Si ce premier projet du studio belge est parfois plus proche de la démo technique que du vrai jeu de course, il reste tout de même très agréable à jouer, que ce soit en solo, avec des amis ou en ligne, au moins le temps de quelques parties.


Jeu testé sur XBOX ONE X à partir d’un review code fourni par l’éditeur Iceberg Interactive

   

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