TEST – Masters of Anima – Xbox One X



Après le succès de Space Run Galaxy, un tower defense spatial, le studio lyonnais Passtech Games nous propose aujourd’hui un titre bien différent. En effet, Masters of Anima est un jeu mélangeant plein de genres différents (action, aventure, gestion, stratégie) au pays de la magie et où l’on évolue dans les niveaux en invoquant une horde de créatures. Celles-ci peuvent se battre à nos coté ou alors faire les basses besognes à notre place. Voyons ensemble ce que vaut ce titre.

Dans Masters of Anima, on incarne Otto, un jeune apprenti, qui doit obtenir son diplôme d’Animancien, s’il souhaite épouser sa fiancée Ana. En effet, Ana en tant que chef des Animanciens et selon la coutume, il est donc absolument nécessaire qu’Otto le devienne également. Seulement il y a un hic, le jeune homme ne s’intéresse pas du tout à la sorcellerie. La mort dans l’âme, il va tenter d’obtenir son diplôme pour la énième fois. Son test va s’effectuer en plusieurs étapes faisant office de léger tutoriel, pour apprendre les mouvements de base du jeu. Cette fois c’est la bonne, motivée par son amour, il finit par obtenir son diplôme. Tout heureux de pouvoir épouser sa fiancée, Otto part vite lui annoncer la bonne nouvelle, c’est à ce moment mal choisi que le maléfique sorcier Zahr fait son apparition, et transforme Ana en statue de cristal et la brise en mille morceaux. Otto se voit donc contraint de quitter sa vie bien tranquille et partir à l’aventure pour sauver sa dulcinée. Le destin d’Otto est maintenant lié à sa fiancée mais aussi à l’avenir du pays tout entier.

Au fur et à mesure de ses aventures, notre héro va gagner en expérience et acquérir de nouveaux pouvoirs afin de mener à bien sa mission. A la manière d’un Pikmin par exemple, on sera donc en mesure d’invoquer toute sorte de créatures différentes afin de passer les niveaux sans encombre. Les caractéristiques des sbires vous seront extrêmement utiles pour combattre les ennemis mais également résoudre quelques énigmes. Le jeu se veut assez compliqué et il sera nécessaire d’observer les mouvements de vos adversaires pour trouver la riposte et les unités disposant des meilleures caractéristiques pour le combat. Il est donc évident que les joueurs devront avoir une âme de meneur pour être capable de diriger les troupes et les positionner de la manière la plus stratégique qu’il soit. L’utilisation de ces unités nécessitera en contrepartie de consommer une orbe d’Anima. Donc veillez à bien utiliser vos orbes, pour être suffisamment armé lors de combat plus compliqué. Il sera heureusement possible de les augmenter en montant en niveaux et en achetant de nouvelles compétences. Il faudra également tuer les ennemis rapidement, sous peine de voir leur barre de rage se remplir et finir par vous assener des attaques dévastatrices éliminant une grande partie des vos unités sur le champ de bataille. Le bestiaire n’est pas très étoffé mais chaque ennemi dispose de suffisamment de variétés de mouvement pour vous donner du fil à retordre. Chaque ennemi aura ses propres mouvements et attaques surpuissantes, il faudra bien sûr éviter le combat frontal et privilégier une approche plus raisonnable et stratégique. La topographie du terrain est aussi un facteur à prendre en compte, par exemple les archers seront protégés dans les hautes herbes. Attention, à bien conserver vos unités en vie, car Otto, seul est incapable de tuer les ennemis trop puissants et nombreux pour lui. A la fin d’un niveau, une notre vous sera attribuer en fonction du nombres de gardiens détruits dans la bataille, du nombre de coups encaissés par Otto ou encore le temps passé dans le niveau. Une meilleure note octroiera un surplus de points d’expérience, pour acquérir plus rapidement les compétences et les orbes d’Anima.

Mais que vaut Masters of Anima, manette en main? La jouabilité à la manette demande pas mal de temps d’adaptation, mais une fois les commandes assimilées, elle s’avère plutôt bien pensée et intuitive. On aurait pu craindre le pire, mais il faut reconnaitre que le jeu est largement plus jouable avec un clavier-souris. D’un point de vue technique, le jeu possède un charme incontestable avec ses graphismes ultra colorés et profite d’une optimisation sur Xbox One X pour un affichage fluide et une résolution en 4K. Ça bouge extrêmement bien et fourmille de détails, les musiques accompagnent parfaitement chaque mission, mais ne sont pas assez marquantes à mon goût. Les voix bien qu’en anglais sont de bonne facture et la traduction en français permet une meilleure compréhension de l’histoire.

Comptez environ une petite dizaine d’heures pour en voir le bout, il sera possible de tenter d’obtenir le rang S pour chaque mission, pour les plus téméraires ou les chasseurs de succès. A cette occasion, rajoutez donc quelques heures supplémentaires au compteur. Cela aura au moins le mérite de pousser le concept du jeu dans ces retranchements, en poussant le joueur à faire preuve d’encore plus de malice et de stratégie.


Doté d’un gameplay solide et d’une jouabilité particulièrement bien pensé à la manette, Masters of Anima est encore un coup de maitre du studio Passtech Games. Le jeu parvient à mélanger de nombreuses mécaniques de jeu (exploration, combat stratégique, gestion d’unités et énigmes) tout en limitant le coté redondant du genre et les affres des combats stratégiques à la manette. Le jeu possède difficulté élevée, et qui ne manque pas de challenge. Un jeu que je recommande donc notamment aux meneurs de troupe et aux fins stratèges.


Test réalisé sur Xbox One X partir d’un review code fourni par l’éditeur Focus Home Interactive

Masters of Anima

19,99€
Masters of Anima
7.8

Graphismes

8.5 /10

Son

8.0 /10

Gameplay

8.0 /10

Durée de vie

7.0 /10

Rapport qualité/prix

7.5 /10

Interêt des succès

8.0 /10

Pour

  • Jouabilité bien pensée à la manette
  • Graphismes fins et colorés
  • Un style de jeu rare sour consoles
  • Une durée de vie très correcte
  • Les rangs de fin de niveau
  • L'optimisation sur Xbox One X
  • Le grand nombre d'unités à l'écran
  • Très fluide

Contre

  • Un scénario en retrait
  • Une difficulté exigeante
  • Le bestiaire limité
  • Un peu repétitif
  • Manque de visibilité par moment
   

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