TEST – Aquamarine – Le jeu de survie qui donne l’eau à la bouche ?



TEST Aquamarine XWFR

Popularisé par des jeux comme Subnautica, les jeux de survie ont le vent en poupe depuis quelques années. Et dans ces lignes, nous allons justement tester un soft de ce style, financé via Kickstarter fin 2018. Développé par Moebial Studios et publié par Dolores Entertainment, Aquamarine est une aventure de survie contemplative (du moins c’est ainsi qu’il est décrit par les développeurs) au tour par tour dans lequel le joueur va explorer une planète extraterrestre. Le tout avec des graphismes clairement inspirés de Moebius. Alléchant n’est-ce pas ? Voyons donc si toutes ces promesses sont tenues.

Le jeu nous met dans la peau d’une femme dont on ne connait pas le nom. Cette dernière explore l’espace à la recherche de sources de vie. Seulement voilà, son vaisseau a un problème et elle s’écrase sur une planète inconnue. Essentiellement aquatique, cette planète est désormais le seul espoir de survie de la sourcière, pour peu qu’elle parvienne à trouver de quoi se nourrir, ainsi que de l’énergie pour alimenter sa petite capsule de sauvetage. Entièrement en français (au choix dans les options) le jeu n’est pas avare en tuto dès le début de l’aventure. Il faut dire qu’il y en a bien besoin étant donné le nombre de commandes à retenir et d’actions réalisables ! L’IA à bord de votre vaisseau vous apprendra ainsi à vous servir du HUD en bas de l’écran, ainsi qu’à vous déplacer sur la carte. Et autant le préciser de suite, la maniabilité est un peu particulière. Si cela révèle parfois du détail (comme appuyer sur B pour passer un dialogue au lieu de A comme sur 99% des jeux vidéo existants) certaines mécaniques sont inutilement compliquées pour rien. Outre les actions à réaliser en appuyant sur des touches microscopiques sur le HUD, le jeu nous demande par exemple d’appuyer sur des bulles de dialogues pour se déplacer d’une zone à l’autre sur une carte. Alors qu’il aurait été bien plus simple et logique de pouvoir déplacer un curseur et de cliquer directement sur une zone ou sur l’île principale. Ces choix particuliers et cette interface un peu délicate à prendre en main, demandent donc un certain temps d’adaptation, tant ils sont différents de ce qu’on trouve régulièrement dans bon nombre de jeux.

Cependant, on finit malgré tout par prendre le coup de main, et on se met alors à explorer l’océan. On se déplace d’une case à l’autre, ce qui entraine également le déplacement d’autres objets ou de créatures, comme dans un jeu au tour par tour. Matériaux pouvant servir d’énergie à votre capsule (pour vous déplacer ou réparer le vaisseau ou encore utiliser une attaque spéciale sismique), plantes pour se nourrir ou pour planter dans votre jardin (nous y reviendrons) et créatures en tous genres, vos trouvailles seront plutôt variées. Selon la difficulté choisie, les matériaux apparaitront plus ou moins abondamment. Vous pouvez donc choisir de jouer en normal, en mode relaxé ou il y a davantage de matériaux, et en mode explorer, où les ressources sont abondantes et la mort définitive désactivée. Par la suite, vous pourrez même débloquer un mode expert ! Étant donné la rareté des ressources parfois en mode normal et le temps qu’il faut pour parvenir à maitriser le jeu, on vous conseille rudement de commencer une partie en mode relaxé à minima et de voir ensuite. En effet nous sommes morts quelques fois en mode normal, la faute notamment à un manque d’énergie ou de nourriture, d’autant qu’il faut un certain pour cueillir le fruit de ses récoltes dans le jardin. Car oui il est possible de faire pousser des plantes, et même de les fertiliser et de les arroser avec de l’eau de pluie. Vous obtiendrez alors au bout de quelques jours (le jeu inclut un cycle jour/nuit assez rapide) une plante pouvant par exemple vous donner trois fruits à manger. Mais attention car certaines plantes peuvent être toxiques, gênant ainsi votre vision par exemple !

Des événements viendront régulièrement s’immiscer dans votre progression, bien souvent lorsque vous serez de retour sur la plage. Un peu à la manière d’un livre dont vous êtes le héros, la sourcière sera face à certains choix, pouvant grandement modifier son espérance de vie. Déciderez-vous de vous approcher de cet objet brillant inconnu dans le sol ? Mangerez-vous cette nourriture déposée par un étrange oiseau ? Ces choix sont vôtres. On apprécie d’ailleurs que l’intégralité des textes soient en français, de même que les menus et actions à réaliser.

Avec ses graphismes qui donnent l’impression de sortir tout droit d’une bande dessinée de Moebius (alias Jean Giraud) Aquamarine a un charme indéniable. C’est joli, coloré, détaillé, que ce soit les fonds sous-marins ou la plage et ses environs. On a de plus le droit à de beaux effets de lumières, notamment avec l’alternance jour/nuit. L’OST de Thomas Hoey, particulièrement relaxante, douce et calme, nous plonge un peu plus encore dans l’univers du jeu, avec des sons et instruments qui sortent de l’ordinaire. De manière générale, l’ambiance du jeu est d’ailleurs assez étrange mais dans le bon sens du terme, introduisant une certaine bouffée d’air et d’originalité. Pas tant dans son concept en lui-même, mais plutôt dans son approche et son univers. Concernant la durée de vie, il est difficile d’y répondre ici précisément. Tant chacun explorera les fonds marins à sa vitesse. Comptez tout de même à minima une dizaine d’heures de jeu afin de vous approcher de l’objectif final.


Aquamarine a bien progressé depuis ses débuts sur Steam en 2022. Pour sa sortie sur consoles, le jeu de Moebial Studios a corrigé bon nombre de petits défauts et amélioré grandement l’expérience de jeu. Reste que la prise en main est un peu difficile au début, avec de nombreuses commandes à retenir et une ergonomie perfectible. Cependant, lorsqu’on a le jeu en main, on passe un agréable moment à explorer le fond de l’océan et ses différents biomes, tombant parfois sur des créatures impressionnantes. Avec ses jolis graphismes qui donnent l’impression de sortir d’une BD de Moebius et ses musiques douces, Aquamarine charme les yeux et les oreilles. En résumé, voilà un jeu de survie qui, s’il possède des codes propres à d’autres jeux du genre, parvient tout de même à tirer son épingle du jeu.


Test réalisé sur XBOX Series X à partir d’un code review fourni par l’éditeur Dolores Entertainment

Pour

  • De chouettes graphismes à la Moebius
  • Une belle bande-son qui accompagnent à merveille l’exploration
  • Les événements avec des choix qui apportent un peu de tension
  • L’idée du jardin avec les plantes à cultiver pour pouvoir se nourrir
  • Belle variété dans la faune et la flore avec des animaux parfois impressionnants
  • Des textes et menus entièrement en français
  • 4 difficultés au choix (dont une à débloquer)

Contre

  • Prise en main un peu délicate au début
  • Ergonomie du HUD perfectible
  • Un peu difficile dès le départ en mode normal (ressources parfois faibles)

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