TEST – Assassin’s Creed Black Flag Resynced – La piraterie plus belle que jamais !



À sa sortie en 2013, Assassin’s Creed Black Flag avait fait forte impression. Il faut dire que le jeu introduisait l’ambiance de la piraterie à merveille au sein de la série, en proposant de plus, un univers assez riche. Fort de ce succès, Ubisoft remet le couvert avec un remake complet reconstruit à partir de zéro avec le moteur Anvil. Nom de code : Assassin’s Creed Black Flag Resynced. Avec, cerise sur le gâteau, du contenu en plus mais aussi du contenu en moins, notamment le multijoueur. Est-ce que ça vaut le coup de repasser à la caisse ? On vous dit tout dans ce grand test !

En 1715, le pirate Edward Kenway survit au naufrage d’un bateau lors d’une bataille navale. Il se retrouve alors échoué sur une ile avec un certain Duncan Walpole, un assassin renégat qui cherche à rejoindre l’ordre des Templiers. Après un combat, Edward finit par endosser la tenue de l’assassin. Par appât du gain et par amour pour sa belle, il décide de livrer la missive que devait apporter Duncan au gouverneur de Cuba en promesse d’une récompense. Et on ne vous en dit pas plus parce que c’est ici que commence une grande aventure, comportant de nombreux retournements et surprises scénaristiques ! Un scénario qui fait d’ailleurs désormais totalement l’impasse sur le temps présent et la société Abstergo, puisque toutes les scènes se déroulant à notre époque ont purement et simplement étaient retirées du jeu. Un choix qui confirme que Ubisoft ne sait plus trop où aller avec cette timeline depuis la fin de l’ère Desmond Miles. Est-ce un véritable défaut cependant ? Pas forcément. Tout dépendra de votre attachement au récit de 2013. Mais à dire vrai, le jeu se suffit ainsi à lui-même, et les événements avec Kenway s’enchaine logiquement mieux de cette manière puisqu’il n’y a plus la moindre interruption.

Si le multijoueur disparait lui aussi, on trouve en revanche une pelletée de nouveautés et de refontes, parfois même jusque dans les détails. Il y en a tellement que la liste ici ne sera pas exhaustive mais citons-en quelques-unes. Tout d’abord, les combats sont moins brouillons qu’avant, mieux « chorégraphiés » et aussi un peu plus techniques. En effet Edward peut désormais parer plus efficacement et surtout rouler pour éviter les attaques. Si vous esquivez au bon moment cela donne un petit ralenti qui peut donner l’avantage sur les adversaires. On constate également que le personnage semble plus maniable, avec des déplacements plus fluides et un Parkour repensé (saut manuel et éjections arrières et latérales sont même de la partie !). Coup de neuf aussi côté HUD, avec une barre de vie refaite qui se trouve désormais en bas de l’écran. Il faut dire que la boussole qui était en bas à gauche de l’écran n’est désormais plus présente. Il faudra donc consulter la carte principale qui est d’ailleurs elle aussi un peu refondue. Changement ensuite du côté des armes, ou la sélection apparaissait du côté droit. Cette fois tout est à gauche, avec une roulette plus classique et moderne, et donnant de plus la possibilité d’utiliser des bombes fumigènes ou encore des potions de soins en appuyant sur le haut du BMD. Kenway a dorénavant plus de libertés, puisqu’il peut s’accroupir n’importe quand lors des phrases d’infiltrations, et rentrer dans de nombreuses maisons (du moins à l’étage) pour y dégoter des objets, des munitions, mais aussi des coffres. Coffres qui font peaux neuves. En effet à l’époque il y en avait plusieurs types (sociaux, tenues et armes) alors que maintenant ils sont assez similaires, contenant grosso modo le même type d’objets, de ressources et bien sûr de l’argent.

Évidemment, les phases en bateau comportent aussi comme vous l’imaginez, des nouveautés. Tout d’abord, il n’y a plus le moindre temps de chargement entre les phases navales et les quelques grandes villes. Les armes du Jackdaw (le nom du navire) disposent désormais d’un mode de tir secondaire, à savoir un nouveau type de munitions qu’on peut activer à tout moment. Si on peut personnaliser la cabine (avec un chat ou encore un singe de compagnie !) le commerce de marchandises se fait maintenant non plus depuis le bateau mais via le capitaine de port local, ce qui est au final bien plus logique. De plus, on peut construire et améliorer des boutiques, notamment depuis notre base principale. Le système de météo fait également peau neuve, avec des phénomènes météorologiques plus dynamiques et réalistes, comme le vent qui pousse fortement votre bateau sur les rochers. Un peu comme dans Like a Dragon: Pirate Yakuza in Hawaii, vous trouverez même des matériaux dans l’océan. Ubisoft nous donne de plus le droit de plonger librement en eau peu profonde afin de trouver divers trésors. On apprécie enfin la navigation en mode pilote automatique pour les longs voyages. En bref, on s’y croit davantage. Un bon point étant donné que vous passerez de nombreuses heures sur la mer à explorer et à vous battre. On note que, sur terre comme sur mer, l’iA des ennemis a aussi évoluée dans le bon sens, avec des cônes de détection plus cohérents et des rondes plus logiques.

Impossible de ne pas parler des graphismes, qui n’ont plus grand-chose à voir avec ceux de l’époque. Il faut dire qu’Ubisoft a utilisé le moteur Anvil, donnant l’impression de jouer à un Assassin’s Creed (presque) aussi beau que ceux sortis ces dernières années. On sent tout de même qu’à la base, c’est un jeu qui a vu le jour sur Xbox 360 et PS3. Mais franchement, le travail est ici tellement conséquent qu’il relègue bien vite le jeu d’origine à l’état de relique à laquelle il sera difficile de retoucher après. Niveau bande-son on retrouve les thèmes de l’époque, avec des musiques réorchestrées pour l’occasion. Bien entendu, les chants des marins sont toujours de la partie, et d’ailleurs on en trouve même dix nouveaux. Les voix françaises sont toujours présentes et donc pas d’inquiétude sur ce point (précision importante vu comme ce n’est plus forcément le cas dans le cadre d’un remake de nos jours, n’est-ce pas Halo ?). Comme à l’époque, il vous faudra environ une vingtaine d’heures pour terminer l’histoire principale, et facilement le triple si vous voulez tout obtenir, trésors comme succès, ainsi que pour compléter l’ensemble des quêtes secondaires et contrats d’assassins. Surtout que les équipes d’Ubisoft ont rajoutés des quêtes secondaires, en concluant certaines intrigues en suspens à l’époque, et en mettant des personnages un peu plus en avant, comme Caroline l’épouse d’Edward, et surtout Barbe Noire, avec ses huit missions vers la toute fin du jeu.  L’équipage s’agrandit aussi avec l’arrivée de trois officiers spéciaux à recruter, avec les quêtes quo vont avec. Du contenu en plus très appréciable donc.

Mais alors que peut-on reprocher à ce remake ? Eh bien il est évident que certains verront d’un mauvais œil la disparition des scènes dans le présent, puisque quelque part, cela modifie un peu la trame de l’histoire principale à notre époque, avec le combat contre Abstergo. Ensuite, la disparition du mode multijoueur, qui était franchement bien sympathique en 2013, fera aussi grincer quelques dents. Même si la série Assassin’s Creed est avant tout connue pour la qualité de son solo à la base et ses histoires. On retrouve hélas, même après patch, quelques bugs. Cela va du petit bug type un ennemi qui se coince dans le décor en boucle, à des problèmes de collisions et de plus gros bugs un peu plus invalidants. Par exemple, lors d’une partie d’un mini jeu de société, un combat à éclater autour de Kenway. Et il nous fut impossible ensuite de quitter ce petit jeu. Fort heureusement, ce type de gros bug ne s’est pas produit plus de deux fois en 30 heures de jeu. Il y a enfin, quelques légers problèmes de pathfinding, c’est-à-dire que parfois les ennemis ne parviennent pas à suivre correctement une trajectoire. Des problèmes que l’on retrouve dans l’intégralité des jeux de la série, qu’on aimerait ne plus revoir un jour. Mais encore une fois nous le répétons, il n’y a rien de bien méchant étant donné que cela n’est pour ainsi dire jamais invalidant (et même presque parfois drôle même si on s’en passerait bien !).


Si Assassin’s Creed Black Flag était déjà l’un des meilleurs jeux de la série à sa sortie en 2013, cette version Resynced le propulse encore un cran au-dessus. Gameplay amélioré, jolis graphismes, et techniquement bien plus solide grâce au moteur Anvil, ce remake propose de plus du nouveau contenu, comme de nouvelles quêtes. Si l’absence du multijoueur et la suppression des phases dans le présent côté Abstergo pourra décevoir les fans les plus hardcore, fort est de constater que le récit à l’époque de la piraterie se suffit à lui-même. Malgré quelques bugs inhérents à la série qu’on aimerait voir disparaitre pour de bon, le travail accompli sur l’ensemble du jeu est tel qu’on ne peut que saluer le résultat final. Que vous ayez ou non joué à Black Flag à l’époque, cette version 2026 est à faire sans la moindre hésitation !


Test réalisé sur XBOX Series X à partir d’un code review fourni par Ubisoft France

Pour

  • Un gameplay revu et corrigé avec de nouvelles mécaniques (notamment les combats)
  • Des graphismes remis au goût du jour pour un résultat vraiment superbe
  • Une pelletée d’améliorations et de nouveautés, petites et grandes
  • Une histoire plus étoffée avec de nouvelles intrigues secondaires
  • Confort de jeu amélioré et difficulté des combats et des phases navales modifiables
  • La présence d’un mode photo
  • Une ambiance sonore au top
  • L’infiltration améliorée, avec la possibilité de s’accroupir n’importe où

Contre

  • Quelques bugs récurrents à la série (collisions en tête) qu’on aimerait ne plus voir
  • La disparition des phases du présent qui peut décevoir
  • Absence du multijoueur compréhensible mais que certains fans regretteront
  • La non présence du DLC Freedom City centré sur Adéwalé

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