TEST – Countless Army – Un Tower Offense du côté des méchants !



TEST Countless Army XWFR

Qui ne connait pas le genre Tower Defense ? Vous ? Ok alors un peu d’histoire ! En 1990, le jeu Rampart sortait sur borne d’arcade. Adapté ensuite sur DOS et Windows XP, le jeu est considéré comme le père du Tower Defense. Le but de ce style de jeu ? Repousser des vagues d’ennemis tout en améliorant vos troupes pour être de plus en plus fort et résistant. Mais aujourd’hui, nous allons tester un Tower Defense inversé ! En effet dans Countless Army développé par Dos Estrellas (alias Daniel Navarro Olmedo) le but est d’envoyer des vagues de troupes diaboliques pour conquérir et briser les défenses ennemies. Un concept qui fonctionne ?

Des lignes de textes (en anglais hélas comme dans tout le jeu, désolé pour les anglophobes !) apparaissent sous nos yeux, narrant une histoire de royaumes et de guerres classiques comme on en a déjà vu mille fois. Et justement, une voix de démon interrompt tout cela pour nous placer directement en jeu ! Plutôt amusante, cette entrée en matière est suivie d’un grand tuto afin de nous expliquer les bases du jeu et ses subtilités. Malheureusement, comme dit plus haut, l’intégralité des textes sont en anglais, et cela généra sans doute la compréhension de ceux qui sont le moins à l’aise avec la langue de Shakespeare. Cependant, les mécaniques sont finalement assez simplistes, et on prend assez rapidement le jeu en main. Il faut dire que hormis sélectionner l’ordre de vos troupes et utiliser des objets comme des parchemins, il y a finalement peu de commandes à retenir. On peut par contre zoomer et se déplacer sur la carte avec les gâchettes du dessus, ou encore accélérer ou ralentir l’action avec LB, RB servant simplement à envoyer vos troupes et donc à commencer la vague. Simpliste ? Oui et tant mieux quelque part. Mais hélas l’ergonomie est loin d’être parfaite, et on peine un peu à se déplacer sur la carte, ou même parfois à sélectionner ce qu’on désire dans les menus. Le jeu étant de base sortie sur Steam, on imagine qu’il était surtout pensé pour le PC et donc la souris. Ainsi, sur le menu de nos troupes (dans notre base) par exemple, on a parfois un peu de mal à sélectionner les améliorations ou les onglets que l’on souhaite.

Car oui, comme dans un Tower Defense classique, vous pouvez améliorer vos troupes, constitués au départ de seulement un soldat squelette et un chien lui aussi fait d’os. Lorsque vous sortez victorieux d’un combat, vous gagnez des matériaux pouvant servir à améliorer diverses statistiques de vos minions, comme la santé, la rapidité ou encore le temps de réapparition ou le nombre de soldats. Un arbre de compétence est également de la partie, vous donnant accès à de nouveaux types de monstres à débloquer, des parchemins (de défense ou d’attaque), ou encore la possibilité d’envoyer davantage de troupes en combats. À cela s’ajoute également un menu skin, permettant de customiser ses sbires avec des gemmes que l’on peut récolter au cours des missions. Missions qui seront plus ou moins difficiles, étant donné que d’une part, le joueur à le choix entre trois difficultés avant de commencer le jeu, à savoir easy normal ou hard. Mais même en easy, certains territoires à conquérir seront de différentes difficultés, allant même jusqu’à extrême !

Bon en mode facile le jeu n’est tout de même pas si difficile donc pas d’inquiétude. Mais il vous faudra parfois vous y reprendre à plusieurs fois et ne pas hésiter à essayer différentes troupes ou « techniques », à savoir essentiellement l’ordre d’envoi de vos troupes. Car on ne peut pas non plus dire que le jeu soit ultra tactique, puisque même sans trop réfléchir, cela passe parfois sans trop de problèmes. En appuyant sur une simple touche, on peut passer les semaines sur la world map, ce qui changera la difficulté de certaines missions, vous rendant alors les attaques plus faciles… ou plus difficiles ! Et attention car les royaumes déjà conquis peuvent se rebeller et il faudra donc les reprendre !

Plaines, forêts, côtes, steppes, montagnes enneigées et déserts, les environnements sont assez variés, avec 52 cartes au total le tout réparti dans 6 royaumes. Une solide durée de vie donc. Les conditions météos changeantes sont de la partie, avec du soleil, de la brume, de la pluie ou encore de l’orage. Météo qui peut être différente sur la même carte d’une partie à l’autre. N’oublions pas cependant qu’on est ici sur un petit jeu indépendant, avec des graphismes volontairement rétro (ou Pixel Art comme on dit maintenant) donc ne vous attendez pas à quelque chose qui arrache la rétine. Un style qui sied parfaitement au jeu et qui va à l’essentiel. Enfin, coté musiques, ces dernières sont loin d’être inoubliables mais elles font le job, avec un petit côté médiéval voir épique qui met dans l’ambiance.


Si vous appréciez les Tower Defense, Countless Army pourrait vous plaire. Car malgré que le jeu soit plutôt un Tower Offense, on y retrouve quelques mécaniques similaires qui font le succès de ce type de jeu. Comme l’amélioration des troupes et leur nombre, ainsi qu’un petit côté tactique concernant l’ordre de déploiement de nos soldats. Si on peut lui reprocher une ergonomie perfectible sur console, notamment dans les menus, et une difficulté parfois un peu en dent de scie (même en facile), et des textes uniquement en anglais, ce petit jeu de chez Dos Estrellas se révèle vite prenant. Avec une durée de vie plutôt solide, des graphismes rétro sympathiques, et bon nombre d’améliorations pour les monstres, Countless Army est un jeu qu’on vous conseille si vous aimez le genre.


Test réalisé sur XBOX Series X à partir d’un code review fourni par le développeur Dos Estrellas (Jaleo PR)

Pour

  • Un concept sympathique : un Tower-Defense mais dans l’autre sens !
  • Très bonne durée de vie et bonne rejouabilité pour tout débloquer
  • Des graphismes rétro sympa et avec une météo changeante
  • Une bande-son qui fait le job plutôt agréable aux oreilles
  • De nombreux pouvoirs, améliorations et skin à débloquer
  • Prise en main rapide et maniabilité simpliste…

Contre

  • …mais une ergonomie perfectible dans les menus
  • Quelques niveaux un poil trop difficiles même en mode facile
  • Des textes uniquement en anglais

   

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