TEST – File Destined – Un Thriller horrifique à l’histoire surprenante !
Quand je vous disais la semaine dernière, en testant Project Songbird, qu’il y avait de nombreux jeux d’horreur qui sortaient tous les ans, en voici un nouvel exemple ! Développé par Metavision Studio et publié par Dolores Entertainment, File Destined est un soft qui mélange le thriller et l’horreur psychologique. La particularité de ce jeu, c’est que l’enquête est menée grâce à un casque VR, posé sur la tête du héros que l’on dirige. Une petite originalité suffisante pour en faire un bon jeu d’horreur ?
Nous incarnons un certain Oliver, qui atterrit dès le début du jeu dans une pièce, grâce à un casque VR. Une voix féminine lui apprend de suite à interagir avec son environnement. Ramasser des objets, ouvrir des tiroirs, accéder à son inventaire ou encore à ses notes, voilà un tuto parfaitement déguisé. Mais surtout, nous apprenons à nous servir d’un briquet, petit outil indispensable qui permettra de s’éclairer dans les sombres couloirs tout au long du jeu. Car oui File Destined place le joueur dans un univers particulièrement ténébreux et oppressant, où seule la lumière de ce briquet vous permettra de vous diriger et de trouver des indices. Mais il faudra l’utiliser judicieusement, car l’essence se vide assez rapidement, et il va donc falloir trouver des recharges sous peine de finir dans le noir ! À la merci des monstres ? Pas vraiment, puisque le jeu est essentiellement constitué de jumpscares et de salles à fouiller, sans le moindre ennemi capable de vous tuer. Les armes que vous trouverez en explorant ne sont donc que des indices parmi tant d’autres et vous n’aurez jamais à vous en servir. Au final, le jeu est donc un peu un Walking Simulator, où le but est de ramasser des collectibles pour faire la lumière sur cette mystérieuse affaire et déverrouiller les salles suivantes.
Est-ce que cela en fait un mauvais jeu vidéo ? Pas du tout. Car le point fort de File Destined, c’est son histoire, particulièrement originale, dont la fin en surprendra plus d’un. Pour l’atteindre, il ne vous faudra guère plus de deux heures de jeu (voir même moins en rushant) ce qui est vraiment court d’autant qu’il n’y a pas vraiment d’intérêt à relancer une partie une fois l’aventure terminée (même les succès peuvent tous tomber sur une partie). Certains verront cela comme un défaut, d’autres comme une qualité, surtout s’ils ont peu de temps pour jouer. Quoi qu’il en soit la progression est assez simple, car elle consiste à déambuler dans des couloirs tout en collectant des indices, que l’on doit parfois analyser plus en profondeur pour déclencher la suite des événements. Pas d’énigmes, pas d’affrontements, juste de la recherche d’objets. Et de temps en temps quelques coffres à crocheter. Votre petite balade sera très régulièrement ponctuée de jumpscares plutôt réussis et bien mis en scènes. Si certains sont déjà vu mille fois (comme les mannequins qui apparaissent devant vous), d’autres sont un peu plus travaillés et sont tout de même un peu plus flippants, surtout lorsque les pièces changent sans arrêt autour de vous, ou que l’éclairage des pièces virent au rouge vif !
Comme mentionné plus haut, il n’y a pas le moindre combat et monstres dans File Destined. Ce qui est assez logique étant donné l’histoire. Par contre, un personnage (une femme en l’occurrence) apparaitra régulièrement, que ce soit au détour d’un couloir, dans une trappe au plafond, ou encore dans votre dos. Si son apparition fait son petit effet de loin, ce « monstre » ne fait pas bien peur de près, ressemblant plus à une junkie débraillée qu’autre chose ! Et puisqu’on comprend rapidement qu’on ne peut pas mourir, l’effet de peur finit par s’estomper un peu au fur et à mesure de la progression. Demeurer dans le noir n’est donc plus effrayant en soi, d’autant que tout est scripté. Inclure une mécanique qui aurait forcé le joueur à ne pas rester dans les ténèbres trop longtemps, sous peine d’être agressé par la femme par exemple, aurait pu être une bonne idée.
Et c’est bien dommage car l’ambiance du jeu est plutôt bonne, un peu stressante, voir même prenante. Pièces qui changent devant nous en un clin d’œil, portes qui se ferment subitement, bruits angoissants, Fil Destined est malgré tout assez prenant. Un sentiment renforcé par la bande-son plutôt réussie qui fait son petit effet. Les doublages sont aussi de qualités, avec des voix qui font parfois peur. Enfin, les graphismes sont globalement jolis bien que tout soit très sombre. Même si les environnements sont peu variés (beaucoup de couloirs) quelques salles plus colorées ressortent de l’ensemble de même que quelques détails et décorations dans les pièces. Rien d’exceptionnel donc, mais bien suffisant pour s’immerger dans le jeu. On reprochera en revanche une gestion des sauvegardes perfectibles, replaçant le joueur quelques salles en arrière lorsqu’on recharge sa partie, avec de surcroît nos réserves d’essence qui disparaissent de l’inventaire.
Grâce à son scénario surprenant et original, File Destined parvient à se démarquer dans la catégorie des jeux d’horreurs psychologiques. L’ambiance, notamment sonore, est bonne, les changements de décors suprenants voir même impressionnants, et l’idée de s’éclairer avec un briquet pour se diriger bien sympathique. Hélas, le jeu montre vite ses limites, que ce soit en termes de durée de vie, de renouvellement de jumpscares, ou tout simplement dans la peur elle-même. Puisqu’il est impossible de mourir, toute menace réelle disparait assez rapidement, et on se contente juste d’attendre le prochain jumpscare, tout en sachant qu’on ne risque rien. Cependant, on vous conseille tout de même l’expérience, ne serait-ce que pour son histoire, dont la fin vous laissera pantois.
Test réalisé sur XBOX Series X à partir d’un code review fourni par l’éditeur Dolores Entertainment
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