TEST – Project Songbird – Un oiseau de bonne augure !



TEST Project Songbird XWFR

Les jeux d’horreur, ce n’est pas ce qui manque, et il en sort même souvent beaucoup par an. Alors, il n’est pas forcément aisé de se démarquer quand on développe ce type de jeu. C’est peut-être en ayant conscience de cela que Connor Rush et son studio FYRE Games nous propose Project Songbird, un jeu d’horreur qui a comme particularité de proposer un format écran large 2,35.1 comme au cinéma. Mais en dehors de cela, ce thriller psychologique parvient-il à la fois à horrifier et à charmer le joueur ? La réponse dans ce test, écrit avec les mains tremblantes. Et non ce n’est pas dû à un début de Parkinson !

Dakota est un musicien en mal d’inspiration. Ses derniers singles sont des flops, il se cherche et se laisse aller à une vie nonchalante dans son appartement. Bref rien ne va plus. Alors, son agent lui propose de partir se ressourcer dans une cabane, au fond des Appalaches, accessible uniquement via un petit bateau. Le but ? Composer dans un bel environnement, au milieu de la nature, entouré de ses instruments et du calme des lieux. Mais comme vous l’imaginez, il peut se passer beaucoup de choses dans un lieu aussi isolé, notamment des événements étranges. Et c’est justement ce qui va arriver ! Alors on évitera de vous spoiler l’intrigue principale (y compris avec nos captures qui ne dépasseront pas le premier chapitre), mais sachez juste que le musicien va être confronté à son passé et surtout à des monstres, que l’on peut d’ailleurs apercevoir dans la bande annonce du jeu. D’une durée de vie d’environ cinq à six heures et se déroulant sur trois chapitres, Project Songbird n’est pas un jeu très long. Mais il fera aussi travailler vos méninges en dehors des combats, puisque des énigmes (souvent assez simples) viendront vous barrer la route de temps en temps. Une proposition assez classique donc sur le papier, et qui ne semble pas sortir de l’ordinaire à première vue.

Et pourtant, il se dégage du jeu un petit quelque chose qui le rend intéressant, cela grâce à plusieurs points. Tout d’abord, il y a (comme précisé dans l’introduction de ce test) un choix de vouloir immerger davantage le joueur, grâce au format d’écran large 2,35 :1 qui donne l’impression de regarder un film au cinéma. Rien d’obligatoire cependant car on peut choisir un format d’image standard, pour lequel nous avons d’ailleurs opté, notamment pour la lisibilité des captures pour notre test. Néanmoins la proposition du format écran large, qui est un choix purement artistique et stylistique, est un choix que nous vous conseillons. Il faut dire que le jeu a été développé avec cette vision, et certains éléments peuvent donc être moins bien placés avec le format traditionnel.

Néanmoins, les deux formats sont parfaitement jouables et nous n’avons eu aucun problème majeur avec le format classique. On apprécie au passage les explications et les petits mots du développeur, qui accompagne le joueur au lancement du jeu, et le tout en français s’il vous plait ! On apprécie de plus l’ambiance générale du jeu, avec son environnement à la fois très vert, mais aussi étrange, sombre et mystérieux. On passe d’un moment au calme à composer une musique devant un feu de camp, pour ensuite se retrouver dans une situation étrange et stressante. Et l’enchainement de ces moments est vraiment très bien amené. Enfin, les couleurs du jeu, la luminosité ambiante qui parait souvent identique, perd volontairement le joueur dans l’espace et le temps, lui faisant perdre un peu pied, comme s’il était entre le rêve et la réalité.

Mais parlons du cœur même du jeu, à savoir le gameplay. Votre personnage peut transporter quelques objets, dont une arme (une hache au début) ainsi que de quoi se soigner en cas de dégâts reçus. On peut passer d’un objet à l’autre en appuyant sur Y ou via une roue de sélection. En plus de cela, le personnage possède un appareil photo, qui permettra… de prendre des photos ! Vous ne l’aviez pas vu venir celle-là hein ? Blague à part, cet appareil sera surtout utile pour les endroits sombres comme des conduits d’aérations, puisqu’on peut éclairer les lieux grâce à son flash. Imaginez-vous donc en train de marcher dans un couloir sombre, et tomber nez à nez avec un monstre au moment où vous utilisez ce flash ! Autant dire que cela fait de suite son petit effet chocotte ! Pour vous faire un peu plus peur, les décors changeront parfois autour de vous. De manière originale quelques fois, surprenant un peu le joueur. Même si on retrouve les habituels mannequins qui se téléportent derrière vous, ou tournent la tête lorsque vous regardez ailleurs. Des monstres (hélas pas très effrayants et peu variés) se dresseront régulièrement sur votre route, même s’ils ne sont pas très difficiles à abattre. Au début du jeu, vous n’aurez qu’une hache pour parer les coups des adversaires et leur en donner. Cependant vous pourrez via des établis, augmenter la puissance de cette arme. Plus tard, un revolver sera disponible. Mais attention car les balles sont limitées et il faudra donc en trouver !

En plus de la quête principale, quelques objets sont à collecter, sur le thème de la musique. La plupart du temps ils ne sont pas bien difficiles à trouver, puisqu’un son se fait entendre lorsque vous êtes à proximité. En parlant de musique, la bande-son n’est pas en reste, avec des thèmes alternant douceur et sonorités stressantes lorsque les événements vont en ce sens. Rien de novateur non plus mais c’est tout de même très réussi car c’est tout à fait ce qu’on attend dans ce type de jeu. de plus, les musiques composées par Dakota sont bien sympas et on peut d’ailleurs écouter le fruit de son travail dans le jeu. Les bruitages sont aussi très efficaces, avec des voix de monstres qui hurlent à l’autre bout d’un couloir, ou encore des bruits d’objets qui tombent au loin. Le doublage est lui aussi de bonne facture, que ce soit le personnage principal, ou encore la voix de la radio du chapitre 1 pour ne citer qu’elle, particulièrement angoissante.


Avec son excellente ambiance horrifique, sa bande-son réussie et son scénario travaillé et plus profond qu’on ne l’imagine à première vue, Project Songbird se classe de suite dans le top des jeux du genre en ce début 2026. Alors on peut bien lui reprocher une faible durée de vie (environ 5 à 6 heures) mais est-ce vraiment un défaut puisque l’expérience proposée se suffit à elle-même ainsi ? On aurait par contre souhaité des combats un peu plus énergiques et des ennemis un poil plus effrayants et variés. On peut également reprocher l’utilisation régulière des mannequins et des mécaniques associés que l’on voit dans une immense majorité des jeux d’horreurs. Mais malgré ces petits défauts, Project Songbird est un très bon jeu d’horreur psychologique que nous vous recommandons fortement !


Test réalisé sur XBOX Series X à partir d’un code review fourni par le développeur Connor Rush (via Dojo System)

Pour

  • Une histoire intéressante à suivre avec des rebondissements
  • Très bonne ambiance et bonne mise en scène
  • Une bande-son réussie et un doublage qui l’est tout autant
  • L’éclairage à l’appareil photo au début du jeu qui amène de la tension
  • Des énigmes pas trop difficiles et plutôt intéressantes
  • Les messages bienveillants du développeur dès l’intro du jeu
  • Entièrement sous-titrés en français

Contre

  • Des combats un peu mous
  • Les ennemis qui ne font pas très peur et peu de diversité dans le bestiaire
  • Quelques clichés habituels du genre comme les sempiternels mannequins

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