TEST – Resonance: A Plague Tale Legacy – Un préquel brillant qui modifie les codes de la série !



TEST Resonance A Plague Tale Legacy XWFR

Depuis quelques années, la série A Plague Tale cartonne. Tout a commencé avec A Plague Tale: Innocence (2019) puis A Plague Tale: Requiem (2022). Dans ces jeux, on suivait Amicia et son jeune frère Hugo durant l’Inquisition française du XIVe siècle. En ce mois d’août 2026, la série est de retour avec un épisode préquel, intitulé Resonance: A Plague Tale Legacy. Toujours développé par Asobo Studio et publié par Focus Entertainment, cet épisode est cette fois davantage axé sur l’action et centré sur le personnage de Sophia, une contrebandière déjà croisée dans Requiem. Aussi bon que les deux précédents opus ? Précision utile : sachez que vous pouvez y jouer sans avoir touché aux précédents jeux de la série.

Sophia est une femme tourmentée. Depuis l’enfance, elle a des visions étranges qu’elle dessine sur un carnet. Après bien des épisodes traumatisants dans sa vie, une nouvelle épreuve l’attend : la disparition de son père. Alors, au sein du camp des contrebandiers où elle a grandi, Sophia s’entraîne encore et encore afin de devenir une combattante à l’épée aguerrie. Mais alors qu’elle a désormais 22 ans, un nouvel événement majeur se produit, et elle va devoir partir à l’aventure avec son amie Leni. Ensemble, les voilà lancées dans une chasse au trésor sur une île mystérieuse, le tout sur fond de mythologie grecque. Vous avez peur de ne rien comprendre à l’histoire ? Pas d’inquiétude, car les événements se déroulent 15 ans avant A Plague Tale: Requiem. Il s’agit ici d’un jeu totalement indépendant de la série, et qui ne nécessite donc pas d’avoir parcouru les deux précédentes aventures avec Amicia et Hugo. Un bon point, d’autant que cette aventure rompt beaucoup avec les codes de la série, se rapprochant parfois davantage d’un Tomb Raider ou même d’un Indiana Jones. Car si avec Amicia et Hugo il fallait régulièrement se cacher et attaquer à distance avec une fronde, ici les combats sont bien plus dynamiques, avec une héroïne qui n’hésite pas à foncer tête baissée sur les ennemis. Il est en effet impossible d’assassiner de dos discrètement sans lancer un combat avec les soldats à proximité.

Parade, coup chargé plus fort, esquive, lancer d’objets (couteaux ou encore bouteilles), « super » attaque en appuyant sur deux boutons en même temps lorsqu’une jauge est pleine, Sophia ne manque pas de moyens de se défendre. Elle peut, de plus, utiliser un grappin pour attirer les ennemis en hauteur (comme les archers qui tirent à distance) et s’en servir aussi pour casser des barricades ou glisser le long de cordes tendues façon tyroliennes. Elle est aussi capable de faire de très grands sauts et de s’accrocher à bon nombre de parois. Bref, un gameplay qui change du tout au tout et qui peut surprendre les habitués de la série. Et pourtant, au final, l’ensemble est plutôt positif, puisque le jeu est du coup rythmé, dynamique, avec des scènes d’action plus intenses que dans les précédents jeux de la série. L’autre (très) bon point, c’est qu’il n’y a plus besoin de donner des ordres à son partenaire de jeu (contrôlé par l’ordinateur) comme Amicia le faisait jadis avec Hugo. En effet, Leni se place toute seule où il faut, allant même jusqu’à nous aider à résoudre des énigmes, que ce soit par ses conseils ou en déplaçant d’elle-même des objets. Elle se faufile également toute seule dans des passages étroits, et parvient à vaincre des adversaires en combat singulier sans le moindre problème. Une énorme évolution bienvenue donc, qui donne enfin l’impression d’avoir un jeu moins rigide, avec des personnages bien plus souples et agréables à contrôler.

On retrouve tout de même quelques mécaniques de la série, comme le carnet qui nous permet de résoudre des énigmes, dans lequel Sophia note des indices tout au long de l’aventure. Un outil agréable à parcourir et qui est particulièrement utile et bien pensé, puisque c’est grâce à lui que nous pouvons résoudre une grande partie des énigmes. Des puzzles qui, hélas, ont tendance à se répéter un peu trop tout au long de l’aventure, puisque ces derniers reposent essentiellement sur le principe de lumières à diriger. À la longue, on se lasse donc un peu, et on aurait vraiment aimé un peu plus de variété à ce sujet. Sachez que si les rats vous ont lassés dans les deux derniers jeux, ils sont ici absents. Mais une nouvelle menace fait son apparition, essentiellement dans la seconde partie du jeu. On ne vous en dit pas plus !

Bien entendu, il y a des collectibles à dénicher, à savoir des épées et des charmes que Sophia peut porter sur elle, lui donnant divers bonus passifs. Il y a également quelques reliques à collecter afin d’obtenir les 100 %. Attention cependant, il faudra bien explorer les niveaux sous peine de devoir se retaper ces derniers entièrement en cas d’oubli. En effet, il est impossible de retourner en arrière la plupart du temps dans les chapitres, la faute à des murs invisibles ou certains événements. En plus de tout cela, on peut trouver des points de résonance, qui sont en fait des points d’expérience. Avec ceux-ci, vous pouvez acquérir différentes capacités réparties au sein de 6 mini-arbres de compétences. On insiste bien sur le mot mini, puisqu’une fois la compétence principale d’un arbre apprise, vous pourrez acquérir une simple et unique sous-compétence (au choix entre deux) en référence à ce pouvoir. Si cela peut paraître peu, c’est pourtant totalement suffisant étant donné que les combats ne sont pas la partie principale du jeu, même s’ils sont assez réguliers. Des affrontements qui, d’ailleurs, sont assez nerveux et plutôt bien chorégraphiés, du moins dans les mouvements de Sophia.

Cependant, la difficulté des combats est parfois un peu mal réglée, avec des ennemis qui peuvent enchaîner de nombreuses attaques, demandant au joueur d’esquiver ou de parer sans cesse. De plus, les ennemis ont un peu tendance à « glisser » sur le sol comme pour arriver à mieux vous atteindre à distance (et dans votre dos), ce qui est un peu agaçant à force. Et il est hélas impossible de locker un adversaire. Mais ces petits défauts ne gâchent finalement en rien l’aventure, qui est, il faut bien le dire, de toute beauté. Comme d’habitude dans la série, les graphismes sont superbes, et on a parfois même l’impression d’être en face d’une peinture, notamment avec certains panoramas absolument magnifiques et des décors très détaillés.

Au niveau de la bande-son, on retrouve l’excellent Olivier Derivière, comme pour les deux précédents opus. L’homme parvient une fois encore à nous délivrer des thèmes qu’on ne risque pas d’oublier de sitôt. D’autant que les instruments utilisés ici sortent de l’ordinaire, comme le carnyx ou encore le tambour yaylı, utilisé par Evgenios Voulgaris, qui épaule le Français. Côté chœur, l’Amalgamation Choir (ensemble vocal féminin basé à Chypre) fait lui aussi des merveilles et parvient à rendre le jeu encore plus épique. Sur ces deux points, le jeu s’approche donc de la perfection. On regrettera cependant les petits problèmes de son qui surviennent essentiellement durant les combats. Il arrive en effet que les voix et les musiques soient comme « hachées » ou « ralenties » lors de scènes d’action. Mais gageons que cela sera vite patché. Notons enfin que le studio laisse le choix entre un mode performance (60 fps) et un mode fidélité. De nombreuses options d’accessibilité sont aussi de la partie. Citons le contraste élevé, le fond et la taille des sous-titres, le réglage des couleurs ou encore les paramètres HDR. Et bien entendu, le jeu est entièrement en français, doublages comme textes à l’écran. Côté durée de vie, elle n’excède pas les 15 heures si vous vous concentrez uniquement sur l’histoire qui compte 13 chapitres. Il faudra en revanche compter 20 à 25 heures de jeu pour obtenir les 100 %. Et si vous avez envie de challenge, 4 niveaux de difficulté sont de la partie, allant de facile à très difficile.


Resonance: A Plague Tale Legacy s’impose comme un préquel réussi qui insuffle un dynamisme nouveau à la franchise grâce à des mécaniques renouvelées, un gameplay plus dynamique et une mise en scène soignée. Malgré des combats perfectibles et des énigmes répétitives, la beauté des graphismes et la qualité de la bande-son font de cette aventure une expérience mémorable. De plus, le scénario est travaillé, avec une histoire prenante entre Moyen Âge et mythologie grecque, sans oublier Sophia, une héroïne particulièrement charismatique. Vous hésitez encore ? Le jeu est disponible sur le Game Pass ! Alors, qu’attendez-vous pour vous lancer ?


Test réalisé sur XBOX Series X à partir d’un code review fourni par l’éditeur Focus Entertainment

Pour

  • Les graphismes absolument magnifiques
  • Une superbe bande-son signé Olivier Derivière (et Amalgamation Choir)
  • Une histoire passionnante à suivre et bien écrite
  • Un gameplay plus fluide porté sur l’action qui s’approche un peu d’un Tomb Raider
  • IA alliée qui se déplace, combat, et aide aux énigmes sans intervention du joueur
  • Voix et textes en français
  • Des combats nerveux et qui peuvent être prenants…

Contre

  • …mais une difficulté parfois mal réglée + impossible de locker les ennemis
  • Les énigmes qui reposent toutes (ou presque) sur le même principe
  • Les murs invisibles qui empêchent de retourner en arrière (pour les collectibles)
  • Quelques problèmes de sons lorsqu’il y a beaucoup de personnages/ennemis à l’écran

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