TEST – Soulslinger: Envoy of Death – Un FPS Roguelite aussi nerveux qu’un Doom ?
Après un accès anticipé sur Steam en 2023, Soulslinger: Envoy of Death a fini par sortir dans sa version définitive en Avril 2025. Développé par Elder Games et publié par Headup Games, le jeu est un mélange de FPS et de Roguelite, dans un univers mélangeant le western et le fantastique. Loin d’être le seul jeu de ce genre, le studio Hongrois parvient-il à tirer son épingle du jeu ? Eh bien oui et non et on vous explique pourquoi dans ce test !
Vous êtes mort. Non ce n’est pas un sombre présage, et vous n’êtes pas non plus en train de jouer à un Dark Souls ! Le personnage que l’on dirige est lui, en revanche, décédé mystérieusement. Mais il ne peut gouter pour l’heure au repos éternel. En effet la Mort en personne (oui la grande faucheuse) l’a recruté comme émissaire. Sa nouvelle mission ? Vaincre un cartel de l’au-delà dans les limbes. S’il y parvient, il pourra retrouver sa liberté, et ainsi retrouver sa femme, elle aussi décédée. Dès le départ, l’histoire parvient à susciter l’intérêt du joueur, surtout que les personnages sont plutôt réussis, à l’instar de la Mort, plutôt impressionnante, et avec un caractère et des motivations qui semblent sortir de l’ordinaire (par rapport à un Castlevania par exemple). La faucheuse étant en effet présenté comme un être qui prend soin des âmes, avec un comportement particulièrement amical. Cependant, il semble y avoir des zones d’ombre, notamment dans le passé du héros qui lui revient en flashback, via quelques cinématiques plutôt sympathiques.
En bref, le jeu est plutôt une bonne surprise côté histoire et narration, même si on aurait apprécié un peu plus de développement pour certains personnages, comme Lady Valérie, une autre émissaire assez intrigante. Hélas, à la manière d’un From Software, très peu de réponses sont données sur certaines parties de le l’intrigue, et on sort du jeu avec une impression de trop peu à ce sujet. Se rapprochant un peu d’un Doom et d’un Painkiller, Soulslinger : Envoy of Death flatte la rétine avec ses jolis graphismes. Mélangeant le western et le fantastique, la direction artistique du jeu est réussie, et son ambiance sombre fait mouche pour qui aime le genre. Puisque nous sommes ici dans un FPS, le joueur dirige le personnage uniquement en vue intérieure. Un choix qui permet là encore d’immerger davantage le joueur dans cet univers. La bande-son, composée par Ede Tarsoly, est vraiment réussie, avec une connotation western teinté de fantastique très agréable aux oreilles.
Le principe du jeu est on ne peut plus simple : passer d’une zone à l’autre pour éliminer des ennemis et récolter différents matériaux afin de pouvoir s’améliorer entre deux missions au refuge, le lieu où vous réapparaitrez en cas de décès. Lorsque vous complétez une zone (une salle pour faire simple) vous avez le choix entre plusieurs portails. Sur ces portails est indiqué la prochaine récompense que vous pouvez obtenir en terminant la zone suivante. Au joueur donc de choisir le portail en fonction de ce qui l’intéresse le plus. Et à force de passer des portails, vous tomberez parfois sur des boss qui vous donneront davantage de récompenses si vous parvenez à les vaincre. Premier problème que l’on constate au cours de nos essais, les décors sont très similaires du début à la fin. Même chose pour les ennemis, avec un bestiaire très peu varié. Les zones de combats sont en fait de petites salles dont on fait vite le tour et parfois totalement similaire d’un essai à l’autre, au tonneau près. Pour un jeu décrit comme un Roguelite, le côté procédural est donc assez léger, étant donné que les niveaux sont toujours identiques mais dans un ordre différent.
C’est un peu mieux au niveau des armes, même si durant tout le premier monde, le joueur ne peut utiliser qu’un simple gun dans le style colt et un fusil à pompe. En terminant certaines salles, vous pourrez obtenir des versions de ces armes plus puissantes, avec des dégâts de ralentissements, de feu ou encore de poison. À cela s’ajoute le choix de compétences passives (plus de vies, de résistance…) et des compétences actives cette fois que le joueur peut déclencher à tout moment un temps de recharge. Il est possible d’en avoir 3 en même temps, accessible via la croix directionnelle. On citera parmi ses compétences, les balles qui peuvent redonner de la vie au joueur, le super pouvoir qui transforme les ennemis à proximité en argent, ou encore la possibilité de faire apparaitre deux pistoleros ou des clones pour faire diversion. En plus du saut, le héros a la possibilité de dasher. Un pouvoir de base qu’il faudra utiliser encore et encore tant votre survie dépendra d’une seule chose : votre capacité à rester constamment en mouvement. En effet bon nombre d’ennemis sont capable de vous tirer dessus de loin, voir même de faire apparaitre du feu sur vous, ou même de s’exploser sur vous comme des kamikazes ! Sans être trop difficile, Soulsinger: Envoy of Death vous demandera tout de même parfois de bons réflexes pour vous en sortir. Les combats sont donc nerveux, et font un peu penser là encore à ce qu’on trouver dans un DOOM. Le feeling est vraiment bon et finalement on y revient surtout pour cela.
Durant vos runs, il sera possible de s’améliorer dans une boutique tenue par un squelette. Contre de l’argent, il vous échangera divers objets. Au refuge, entre deux essais, vous pourrez également obtenir des améliorations diverses. Mais durablement cette fois. Que ce soit au puit ou au totem de puissance, vous glanerez divers bonus indispensables pour réussir votre quête. Dégâts supplémentaires, plus de santé de base, argent dans votre poche dès le début d’un essai, compétences électriques (ou de feu ou de poison etc.) améliorées, vous trouverez de quoi faire. Tout cela en échange de matériaux que vous récolterez dans les niveaux. Un établi est aussi de la partie, vous permettant de crafter de nouvelles armes, ainsi que des reliques ou encore des tomes élémentaires permettant de déverrouiller davantage de variétés d’atouts, là encore pour le poison, le feu ou encore l’électricité.
En bref, comme dans la plupart des jeux du genre, il faudra effectuer de nombreux essais afin de s’améliorer solidement, histoire d’avoir une chance de terminer le jeu. À noter que la Mort en personne fait parfois son apparition, vous offrant des pouvoirs en échange de malus, là encore uniquement pour l’essai en cours. Enfin, le cimetière, zone mystérieuse accessible parfois par un portail, vous permettra d’obtenir des ressources, armes et compétences de manière provisoire. Mais attention car cette zone est assez difficile. Oui, on n’a rien sans rien ! Enfin sachez qu’il vous faudra environ 8 à 10 heures pour terminer l’histoire principale, et environ une quinzaine d’heures pour tout débloquer et obtenir l’intégralité des succès.
Soulsinger: Envoy of Death parvient à intéresser le joueur dès les premières minutes de jeu, grâce à ses jolis graphismes, sa direction artistique, son gameplay nerveux, son ambiance, ainsi qu’à une bande-son réussie et une histoire qui réserve quelques rebondissements. Malheureusement, le coté Roguelite est sous-exploité, et la pauvreté du bestiaire et la grande redondance dans la structure des niveaux lassent assez rapidement le joueur. Et c’est bien dommage car on sent qu’avec davantage de budgets, on aurait pu avoir entre les mains un titre bien plus marquants et mieux finalisé. En somme, nous voilà face à un FPS correct, avec un bon feeling dans ses gunfights et une chouette atmosphère, qui suffira peut-être à certains pour s’éclater. Mais sur l’aspect Roguelite il y a clairement mieux sur le marché.
Test réalisé sur XBOX Series X à partir d’un code review fourni par l’éditeur Headup Games
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