TEST – S.P.E.A.R. – Le fer de lance des platformers sur Xbox ?
Aussi vieux que le monde (si si même les hommes préhistoriques y jouaient déjà je vous assure !) les jeux de plateformes traversent le temps et les générations de joueurs. Votre serviteur (oui je parle de moi) a d’ailleurs passé la majeure partie de son enfance sur ce type de jeu, envoyant quelques fois la manette contre le mur quand il perdait. En ce début d’année 2026, un nouveau platformer du nom de S.P.E.A.R arrive sur nos consoles. Développé et publié par Andrea Cavuoto/Polyhedric, le jeu est pour le moment une exclusivité console Xbox (sorti également sur Steam). Et comme nous allons le voir, le jeu ne manque pas de qualité en plus d’être original !
Alors qu’un héros en armure part pour une aventure épique sous les applaudissements de la foule, ce dernier se met à se trémousser étrangement. Et puis soudainement, il s’envole même. Et tout autour de lui part en cacahuètes également. La raison est simple : tout cela est un jeu vidéo très bugué, que les développeurs comptent abandonner. Ce monde virtuel est donc en train de se détruire, et les bugs (matérialisés sous forme de monstres) envahissent les lieux. Mais le balayeur du village ne l’entend pas de cette oreille, et, cassant son balai, il bricole une lance dans le but de chasser les bugs et de sauver son monde. D’emblée, on note donc un scénario fort original qui donne envie d’aller au bout de l’histoire afin de voir comment tout cela va bien pouvoir se terminer. Les graphismes, en 2.5D, sont de plus assez jolis avec quelques chouettes effets lumineux de temps en temps notamment en arrière-plan. On a de plus le droit à une bande-son vraiment très réussie et entrainante, avec même parfois des chœurs dans les musiques. De plus le jeu ne manque pas non plus d’humour, notamment dans les discussions avec les divers PNJ, partagés entre la peur de voir leur monde s’effondrer, ou de fêter la fin des temps pour certains !
Mais parlons du plus important dans un jeu vidéo, c’est-à-dire le gameplay. Notre petit héros peut sauter et même faire un double saut ou encore rebondir sur des murs. Il peut aussi se faufiler dans des passages étroits, par exemple pour rentrer dans une grotte. Mais la partie la plus intéressante concerne sa lance. Si au début elle a pour unique fonction de taper les monstres devant lui, l’arme évolue rapidement et assez souvent d’un niveau à l’autre. En effet vous pourrez la jeter droit devant vous ou encore en hauteur afin d’atteindre des mécanisme sou des ennemis, la planter dans un mur pour sauter dessus, ou encore l’utiliser pour parer des attaques et même planer dans les airs. Un véritable couteau suisse version lance ! Évidemment, ces nouvelles techniques vous serviront à progresser dans des niveaux de plus en plus difficiles, prenant même parfois l’allure d’un Die & Retry le temps de quelques passages. Pas d’inquiétude cependant, le jeu n’est pas bien difficile pour qui est un habitué de ce type de jeu. Comptez environ 5 à 6 heures pour terminer le jeu.
Une durée de vie qui prend en compte les quelques niveaux cachés que vous pouvez débloquer contre du code, en explorant la mini-map en vue du dessus qui sert de transition entre les niveaux. Car oui notre petit héros balayeur collectera régulièrement des petits morceaux de codes jaunes et violets dans les niveaux, qui font en fait office de monnaie. Avec cet argent vous pourrez donc débloquer l’accès à des niveaux bonus, souvent assez courts mais difficiles et indispensables pour les 100%, étant donné qu’un bug à détruire se trouve à la fin du niveau. L’argent vous permettra également d’acheter dans de petites boutiques, des accessoires que l’on peut équiper sur son héros, comme des lunettes, des chapeaux, ou encore des coupes de cheveux et barbes ! Du cosmétique que vous trouverez également au détour de mini-quêtes secondaires données par des PNJ, ou à l’intérieur de coffres cachés. Pour progresser dans l’histoire principale, vous aurez besoin d’un nombre suffisant de pages de codes, que l’on peut collecter en les poursuivant dans les niveaux. Et croyez-moi, il faudra parfois vous y reprendre à plusieurs fois ! Une mécanique qui ressemble fortement à celle des pages volantes à collecter dans la série des Assassin’s Creed.
Un jeu parfait alors me direz-vous ? Eh bien non. Car, et c’est assez ironique, mais le jeu qui raconte l’histoire d’un jeu bugué et lui-même victime de quelques bugs par ci par là. Si on note quelques problèmes de collisions ou de physiques lors de certains passages, ces derniers restent finalement assez anecdotiques. En revanche il est arrivé que des bugs plus graves se manifestent, comme ce niveau bonus impossible à terminer à cause du héros qui reste bloqué devant la porte de sortie. Cela à plusieurs reprises, obligeant donc le joueur à recommencer un level assez difficile. La difficulté du jeu est parfois un peu en dent de scie, avec des passages très faciles suivis de passages où vous risquez de mourir de nombreuses fois, que ce soit à cause de la difficulté ou de quelques soucis de physique mentionnés plus haut. Enfin, on ne comprend pas toujours de quoi on meurt, notamment lorsque les niveaux sont très sombres ou que la caméra s’éloigne. Entendons-nous bien, ces petits soucis à droite à gauche ne viennent pas ternir l’expérience de jeu (hormis le bug du niveau à refaire que nous avons eu) et font même parfois sourire étant donné le concept et le contexte du jeu. Néanmoins, c’est tout de même dommage, car on avait là un platformer qui aurait pu viser les étoiles. On espère donc que ces quelques soucis seront patchés par la suite.
Exclusif Xbox et Steam à l’heure où j’écris ces lignes, S.P.E.A.R est un très bon jeu de plateforme indé, à l’histoire originale qui donne envie de progresser. Pas bien longue, l’aventure possède cependant de nombreux petits secrets, quêtes et niveaux secondaires, ainsi que du contenu cosmétique à débloquer. Avec ses jolis graphismes en 2.5D, sa bande-son réussie avec des musiques très entrainantes, le jeu de Andrea Cavuoto a de solides arguments pour lui. Reste que quelques soucis techniques et bugs (des vrais cette fois !) viennent parfois un peu « ternir » le plaisir de jeu. Malgré cela, on ne peut que vous conseiller fortement ce platformer qui sort un peu des sentiers battus.
Test réalisé sur XBOX Series X à partir d’un code review fourni par l’éditeur Polyhedric Games
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