Overdriven Reloaded : Special Edition – L’excellence française du Shoot’em up !



Ah les Shoot’em up ! Qui n’a pas mis les mains sur un bon vieux R-Type, Parodius ou encore Thunder Force ? Et bien beaucoup de personnes malheureusement ! Car si ces jeux sont reconnus comme des références du genre, force est d’admettre que le Shoot’em’up reste une catégorie de niche. Développé par un studio français, Overdriven Reloaded, débarque sur Xbox One en ce mois de Février 2018. Alors, prêt pour faire un petit tour dans l’espace ? Moteur, action, c’est parti pour le test !

Thomas Casamento. Si ce nom ne vous dit rien, sachez que ce Monsieur fut notamment Level Designer chez Ubisoft pour ZombiU.  Par la suite, il fonde son propre studio : The One Man Army Game Studio. Il faut savoir qu’Overdriven, premier du nom, a reçu le prix du 3éme meilleur jeu indépendant lors du Live Indie Game 2012, rien que ça. Overdriven Reloaded, c’est donc le même jeu, mais en mieux. Graphismes lissés, niveaux et modes supplémentaires, 70 succès à débloquer… bref le travail fourni sur cette version est conséquent. Dès l’arrivée à l’écran titre, on constate que l’on a de quoi faire. Car si le plus gros point faible des Shoot’em’up est généralement leur durée de vie, ici ce n’est clairement pas le cas. Plusieurs modes de jeu s’offrent à vous : Histoire, Arcade, Maniaque, Mini-jeux. Il est également possible d’accéder à un classement des meilleurs joueurs, et d’écouter la bande son du jeu. Dans cette Spécial Edition,  l’histoire compte 10 missions contre 7 auparavant. Pour progresser dans les différents niveaux, vous devrez trouver des artefacts aliens dans les différents stages. Rassurez-vous, nul besoin de tous les ramasser, il est assez aisé d’obtenir le nombre requis pour progresser dans l’aventure. Le mode arcade lui, est assez similaire au mode histoire si ce n’est que vous n’aurez que 3 crédits pour terminer le jeu. Quant au mode maniaque… il va falloir vous accrocher pour le terminer ! Car contrairement aux autres modes, votre vaisseau ne possède pas de barre de vie. Ainsi le moindre impact sera synonyme de mort ! Alors je peux vous dire que les 26 crédits donnés risquent bien de ne pas être suffisants ! D’autant que les ennemis sont évidemment plus résistants et plus combattifs, le nombre de boulettes affichées sur l’écran étant parfois assez impressionnant !

En mode histoire vous pouvez choisir entre 4 difficultés : facile, normal, difficile et cauchemar. Là encore ce dernier mode porte bien son nom et il risque bien de vous faire transpirer si vous souhaitez en venir à bout ! Le jeu se veut donc accessible aux plus néophytes comme aux plus chevronnés d’entre nous. Il faut savoir que de temps à autre, vous rencontrerez des blocs de couleurs dans le jeu. Ces blocs ne pourront parfois être détruits qu’avec une couleur de tir particulière. Votre vaisseau est en effet capable de tirer avec 4 couleurs différentes. Si en mode histoire la présence de ces blocs est assez anecdotique, donnant de ce fait un côté gadget à ces changements de tirs, cette originalité de gameplay viendra prendre toute sa saveur et son intérêt dans le mini-jeu puzzle. Dans ce mode, comptant 56 cartes, vous devrez progresser dans de courts stages en alignant les couleurs pour ne pas être rattrapé par le défilement vertical. Si l’ensemble de ces puzzles n’est pas très compliqué, certains vous demanderont tout de même un peu plus de réflexion. Ce mode, qui pourrait paraitre de prime abord répétitif, apporte en réalité de l’originalité pour un jeu du genre. Au sein des mini-jeux vous trouverez également des challenges. Il sera ici question de terminer un niveau sans perdre de vies ou encore de tuer un boss en un temps imparti. En parlant de boss, notons la présence d’un mode « boss rush » qui se débloquera une fois l’histoire terminée. Enfin dans le mode intitulé « la ligne », votre mission si vous l’acceptez sera de détruire des vagues d’ennemis incessantes pour les empêcher d’atteindre le bas de votre écran. Attention si un seul ennemi parvient à se faufiler c’est game over ! Pour seulement 7,99 euros on a donc ici de quoi jouer durant des heures !

Là où Overdriven Reloaded tape fort, c’est qu’il est possible de jouer jusqu’à 4 joueurs simultanément, cela sur le même écran ! Malgré la présence d’autant de joueurs il est très rare que le jeu rame, et l’action reste pour ainsi dire constamment fluide. S’il n’est pas toujours aisé de se repérer lorsqu’on se retrouve avec ses camarades au milieu des tempêtes de boulettes géantes (rien à voir avec le film d’animation !) cette possibilité de jouer en coop local est évidemment la bienvenue ! D’autant qu’un peu d’aide sera utile dans les plus hauts modes de difficulté. En effet le jeu lorgne clairement du côté des Manic Shooter avec son flot incessant de balles ennemies roses et bleues. Comprenez par là qu’on est plus proche d’un jeu comme Dodonpachi que d’un Gradius pour les plus connaisseurs d’entre vous. Pour vous défaire  de vos adversaires et des boss en fin de niveaux, vous pourrez compter sur une maniabilité qui frôle la perfection.  Votre vaisseau réponds aux doigts et à l’œil, quel que soit celui que vous aurez sélectionné. Ces engins sont au nombre de trois (dont un caché) et le changement est avant tout esthétique. Le seul reproche que l’on puisse faire à ces vaisseaux, c’est qu’ils manquent un peu de rapidité. C’est assez visible dans le stage 7 par exemple, où le décor défile plus vite que votre appareil ne peut manœuvrer. Ces niveaux dans lesquels vous évoluerez sont assez variés et ont dans l’ensemble une identité propre. Ceci dit on remarquera tout de même quelques ressemblances dans certains stages une fois la moitié du jeu passé. Rien de méchant cependant, le design de vos adversaires étant assez varié, à l’image des bestioles dans les derniers niveaux, plus organiques que mécaniques.

En parlant des graphismes, il convient comme on dit, de rendre à César ce qui lui appartient. Si la globalité du jeu de base est le fruit du travail d’un seul homme, c’est un certain Greg, du studio losgeekosstudio qui a donné un coup de main pour upgrader le Overdriven, premier du nom. Il a ainsi notamment travaillé sur les sprites et les artworks de cette nouvelle mouture. Cette précision importante étant faite, intéressons-nous maintenant à la bande son. Que dire de ces musiques qui (pour peu que vous aimiez le rock/métal) sont sublimes et collent parfaitement avec l’ambiance du titre. Précisons à ce sujet que Thomas Casamento est aussi musicien (plusieurs diplômes à son actif) et le moins que l’on puisse dire c’est que cela s’entend ! Les compositions sont toutes agréables et pêchues, et il y a fort à parier qu’elles vous resteront longtemps dans la tête, même après l’arrêt du jeu ! On tient donc là sans conteste l’un des plus gros points forts du jeu. Honnêtement, le jeu souffre de très peu de défauts. Si j’avais quelque chose à reprocher, ce serait peut-être au niveau de la lisibilité, concernant les objets à collecter. Si on aperçoit sans aucun problème la plupart des power-up, les artefacts aliens et les vaches (oui oui des vaches, un petit délire à collectionner pour les succès notamment) sont un peu fondues dans le décor. Et avec les explosions dans tous les sens, il n’est pas toujours aisé de les repérer. Peut-être est-ce néanmoins voulu par le développeur pour rajouter de la difficulté ?

Contrairement à certains niveaux parfois difficiles à terminer, les boss eux sont un peu trop simples. Même en mode de difficulté supérieur ils ne vous poseront pas trop de problème si vous avez un tant soit peu l’habitude des Manic Shooter. De même, en facile et en normal, le jeu est peut-être un peu trop facile. Les vies tombent très souvent et on vient à multiplier les prises de risque en se disant que de toute manière on aura assez de ces dizaines d’essais pour terminer le jeu. Lorsque vous subissez des dégâts, vous pouvez récupérer de la vie via un item ressemblant à une croix rouge. Hélas c’est quelque chose que l’on ne comprend pas de suite. En effet, un autre item (une croix verte qui donne une vie supplémentaire) lui ressemble beaucoup, et il faut avouer que, dans le feu de l’action, on n’a pas vraiment le temps de faire la différence et de comprendre l’utilité immédiate de ces objets. Tout au long de votre avancée, vous collecterez des étoiles en or, qui, comme souvent dans les Manic Shooter, sont présentes pour faire grimper votre score en flèche. Si ce type de jeu se prête évidemment au scoring, je n’ai pas eu l’impression de gagner davantage de points en terminant des niveaux en difficulté supérieur. Une vraie différence à ce sujet aurait donc été très appréciable.

 


Beau, prenant, fluide, nerveux, les qualitatifs ne manquent pas pour cet Overdriven Reloaded. Ajoutons à cela une bande son rock tout simplement parfaite et vous comprendrez aisément que l’on tient là une vraie perle du Shoot’em up ! Le peu de reproches qu’on peut lui faire n’entache pour ainsi dire jamais le plaisir de jeu. Et tout ça, concocté quasiment par un seul homme, français de surcroit. Il est donc évident que les prochaines productions du sieur Casamento seront à suivre de très près !


Jeu testé par Ashen à partir d’un review code sur Xbox One fourni par le développeur

Overdriven Reloaded : Special Edition

7,99€
Overdriven Reloaded : Special Edition
9

Graphismes

8.0 /10

Son

10.0 /10

Gameplay

9.0 /10

Durée de vie

9.0 /10

Rapport qualité/prix

10.0 /10

Interêt des succès

8.0 /10

Pour

  • Excellent rapport qualité/prix
  • Une bande son du tonnerre
  • De nombreux modes de jeu
  • Un gameplay qui frôle la perfection
  • À la fois accessible et exigeant
  • Le coop à 4 sur le même écran

Contre

  • Les vaisseaux un peu lents
  • Certains objets qui manquent de visibilité
  • Quelques boss trop simples pour les habitués
  • Le scoring qui devrait être plus valorisant en difficulté supérieure
   

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