TEST – City Of Brass – Un FPS rogue-lite envoûtant au Moyen-Orient !



Développé par les australiens de chez Uppercut Games, City Of Brass est un rogue-lite FPS qui nous met dans la peau d’un aventurier à la recherche des trésors de la légendaire cité de Brass, cachée dans les profondeurs désertiques du Moyen-Orient. Déjà paru sur PC en Septembre 2017, le studio (qui comprend des membres ayant travaillés sur Bioshock) nous gratifie d’une version console, qui plus est optimisée pour Xbox One X. Le temps d’accrocher mon fouet à la ceinture façon Indiana Jones et c’est parti pour le test !

Ne vous attendez pas à une histoire soutenue par des cinématiques et une narration approfondie tout au long de votre progression dans City Of Brass. En effet l’histoire est amenée via une cinématique avant même l’écran titre et via le didacticiel. Si vous voulez comprendre un minimum de quoi il retourne, mieux vaut donc lancer ce tutoriel. D’autant que, comme son nom l’indique, ce dernier vous expliquera quelques subtilités du gameplay. Néanmoins pas d’inquiétude le jeu se prend très facilement en main. Un bouton pour sauter, un pour glisser/ramper, une gâchette pour trancher avec votre cimeterre, et l’autre gâchette pour utiliser votre fouet. C’est à peu près tout ce que vous aurez besoin de maitriser si vous voulez voir la fin du jeu. Pour autant, ne vous attendez pas à une balade de santé, car City Of Brass est un jeu difficile qui offre une bonne dose de challenge ! Bien que le jeu ne compte que 13 niveaux, ces derniers sont générés aléatoirement lors de vos différentes parties ! Impossible donc d’apprendre par cœur certains passages dans le but de mieux s’en sortir la prochaine fois. Cette particularité a le mérite de proposer une durée de vie quasi infinie au titre et donc une très bonne rejouabilité.

Vous avez la possibilité en début de partie, d’équiper des bénédictions ou des fardeaux. Pour faire simple, vous pourrez donc rendre le jeu plus facile ou plus difficile. Mais même en diminuant le nombre de pièges ou en prenant plus de cœurs de vie, l’aventure ne sera pas de tout repos. En effet les monstres et les pièges sont très nombreux, et vos cœurs de vie descendent de ce fait très rapidement. De plus, vous serez parfois confronté à des boss, qui, s’ils ne sont pas très résistants, sont en revanche très offensifs. D’autant qu’il ne s’agira pas simplement de taper à l’aveugle dessus pour s’en défaire. Les morts seront donc très nombreuses au début. Mais si vous parvenez à défaire les chefs ennemis, vous aurez la possibilité de vous téléporter dans les niveaux lors de vos parties suivantes. C’est-à-dire que si vous tuez le boss du niveau 3 par exemple, et que vous mourrez au niveau 5, vous pourrez directement recommencer au niveau 4 si vous le souhaitez, cela en empruntant un portail magique à l’entrée de la cité. Mais attention car emprunter ces portails à un prix ! Vous disposez en effet de 3 souhaits pour terminer l’aventure. Ces derniers vous permettent par exemple, lorsque que vous croisez un génie, d’invoquer des mercenaires. En sachant que pour se téléporter au niveau 10 il faudra 3 souhaits, il peut donc être plus intéressant de recommencer une partie du jeu pour les dépenser dans des améliorations bien utiles.

Pour faire du commerce, il conviendra aussi de fouiller les niveaux pour accumuler de l’or. Avec cet argent vous pourrez acheter de l’équipement aux marchands (les génies bleus) comme une nouvelle arme, ou encore un fouet enflammé. Le fouet sera d’ailleurs très utile tout au long de l’aventure. Celui-ci vous permet d’attirer les ennemis à vous (ou dans des pièges), de vous balancer grâce à des points d’accroches ou encore de ramasser de l’or à distance. Ainsi le gameplay, s’il n’invente rien, est à la fois simple et réussi. En parlant de réussite, les graphismes sont de toutes beautés et c’est un véritable plaisir pour la rétine que d’arpenter les couloirs de la vieille cité maudite. Comme les niveaux sont générés aléatoirement, votre périple se déroulera donc tantôt de jour, tantôt de nuit, ce qui renforce encore un peu plus l’immersion. Quel que soit le moment de la journée, le ciel est magnifique, de même que les effets de lumières ou encore le travail effectué sur les ombres, splendides. Pas d’erreur, le jeu est optimisé pour la Xbox One X et cela se voit ! Les ennemis, sans être très originaux (beaucoup de squelettes sous différentes formes) ont tout de même un design plutôt sympathique et sont si j’ose dire, assez charismatiques. Voir comique comme ce squelette qui fonce vers vous tête baissée en hurlant ! Notons également la présence de poules fantômes, que vous pouvez jeter pour faire diversion et dont le gloussement ne se fera pas oublier de sitôt !

Question bande-son les différents bruitages sont de très bonnes factures, comme le bruit du fouet, vraiment réussi. Les différentes musiques ont le mérite de mettre le joueur dans l’ambiance façon Mille et Une Nuits, bien que parfois assez discrètes. Au final, City Of Brass souffre donc de très peu de défauts. On peut éventuellement lui reprocher un léger manque d’accessibilité, notamment à cause de sa difficulté, décourageante à première vue. Mais après quelques essais, on finit par maitriser le jeu, en se payant même le luxe de finir quelques niveaux sans prendre de dégâts. Bien évidemment vous avez la possibilité de foncer dans les levels sans tuer qui que ce soit (hormis les boss) mais vous serez alors rapidement en manque d’or et donc d’un meilleur équipement, crucial pour espérer survivre dans les derniers niveaux ! City Of Brass fait la part belle à l’exploration (du moins si on désactive le temps limité, qui lui, plaira surtout aux speedrunners) et on finit par se prendre au jeu et à fouiller toutes les salles des différentes zones dans le but d’amasser le plus de trésors possibles. Mais attention car certains coffres sont parfois piégés ! Il conviendra donc de rester régulièrement sur ses gardes car un ennemi peut très bien vous attendre derrière un mur, proche de la porte de sortie ! Je ne peux d’ailleurs que vous conseiller de jouer au casque, non seulement pour être encore plus dans l’ambiance du titre mais aussi parce que cela est très utile, notamment pour entendre un squelette qui arrive dans votre dos par exemple.


Développé avec amour par une équipe qui n’a plus à prouver son talent, City Of Brass est un très bon petit rogue-lite qui a tout d’un grand. Son univers, riche et coloré, vous charmera, encore plus si vous aimez un tant soit peu les contes et légendes du Moyen-Orient. Fort d’une technique presque irréprochable, on reprochera un léger manque de variétés dans le bestiaire, et on regrettera également que la campagne soit aussi courte. Mais avec ses niveaux générés aléatoirement, la durée de vie du jeu est pour ainsi dire infinie. C’est donc un titre que l’on rejouera avec grand plaisir de temps à autre. Surtout que le prix de lancement est loin d’être excessif.


Jeu testé sur Xbox One X par Ashen à partir d’un review code fourni par le développeur Uppercut Games

City of Brass

19,99€
City of Brass
8.3

Graphismes

9.0 /10

Son

8.0 /10

Gameplay

9.0 /10

Durée de vie

8.0 /10

Rapport qualité/prix

9.0 /10

Interêt des succès

7.0 /10

Pour

  • Des graphismes enchanteurs
  • Une bande-son qui met dans l’ambiance
  • Les niveaux générés aléatoirement
  • Le concept des génies et des souhaits
  • Un gameplay simple mais efficace
  • Du challenge…

Contre

  • … mais peut-être un peu trop pour les néophytes
  • Un bestiaire qui aurait pu être davantage varié
  • Une campagne un peu courte en ligne droite
  • Le manque de scénarisation
   

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