Flying Tigers : Shadows Over China – Une référence du combat aérien indépendant ?



Flying Tigers : Shadows Over China, vous met aux commandes d’avions de la seconde guerre mondiale. Vous incarnez des pilotes volontaires américains, dont le but est de défendre la Chine contre les envahisseurs japonais. D’une qualité bien souvent inégale, les jeux de guerre de ce type reviennent à la mode depuis quelques années. Ce premier jeu des Suédois d’Ace Maddox parvient t-il à réussir son décollage sans encombre ? C’est ce que nous allons voir dans ce test.

Après un écran titre du plus bel effet, plusieurs modes de jeu s’offrent à nous : Campagne, défis, vol libre et mode multi-joueurs. Pour moins de 20 euros, on peut dire que l’on a de quoi jouer ! La campagne bien que courte (seulement entre 3 et 5 heures selon le mode de difficulté choisie) est franchement réussie. Les différents objectifs sont variés, il ne suffira donc pas de mitrailler à tout va pour terminer les missions.  Durant l’histoire on vous demandera, outre des bombardements à mener à bien, d’effectuer des missions de reconnaissances, d’escorter des alliés, de détruire des ponts ou encore de voler en formation avec vos coéquipiers. Pour cela, vous piloterez différents avions avec des capacités différentes. Certains seront capables uniquement de mitrailler, d’autres de lancer des torpilles pour couler des navires ennemis. Le jeu se veut donc très réaliste sur ce point, d’autant que l’ensemble des stages du jeu sont inspirés de batailles historiques.  L’action se déroule en effet en pleine seconde guerre mondiale, proche de la fameuse attaque de Pearl Harbor. La plupart des missions sont donc des batailles qui se sont vraiment déroulées, comme le raid japonais sur Rangoon à Noël, ou l’invasion de la Malaisie. En plus de nous faire réviser un peu d’histoire, FTSOC nous en met plein la vue avec des graphismes vraiment jolis pour un jeu du genre. Les conditions climatiques ne seront de plus, pas toujours identiques. Il vous arrivera de combattre de jour, de nuit, au crépuscule, ou encore sous un mauvais temps nuageux voir pluvieux. Autant dire que l’immersion n’en est que plus grande, pour le plus grand bonheur du joueur !

Le mode de jeu libre, lui, comme son nom l’indique vous permettra de voler librement tout seul dans les différentes cartes du jeu. Cela vous permettra de vous entrainer, notamment au maniement de votre avion, et de profiter du paysage. Un mode sympathique mais qui ne vous occupera pas non plus des heures, car les ennemis et les objectifs sont absents dans ce mode. Le mode défi lui viendra vous offrir quelques missions sympathiques et parfois un peu plus riche en challenge que celles de la campagne. La plupart du temps les objectifs sont un peu plus répétitifs, à savoir survivre à une vague d’ennemis ou couler des navires. En multi, vous pourrez sélectionner votre modèle d’avion favori et affronter d’autres joueurs en ligne. On notera la présence d’un mode capture de drapeau plutôt fun à jouer entre amis. Si le jeu offre donc de quoi vous occuper un moment, vos sessions de jeu ne se feront pas forcément dans la longueur. Certains objectifs de missions, bien pensés sur le papier, se révéleront en réalité pénible à jouer. Le dernier acte du jeu en est un bon exemple. On vous demandera en effet à ce moment là de voler en escouade sans jamais vous éloigner de vos coéquipiers. Le problème, c’est que comparé à l’ordinateur, votre avion n’a de cesse de bouger pour un rien tout seul. Parvenir à calibrer son engin devient donc rapidement frustrant, d’autant qu’il faut vraiment bouger son stick au millimètre pour rester dans le bon angle, sous peine de se crasher contre vos compagnons de route ou de rater l’objectif. Et comme vous n’avez que quelques secondes pour vous placer dans la bonne trajectoire, le game over risque d’arriver à la chaine. De même, on vous demandera parfois d’atterrir sur une piste. Si l’idée peut paraitre agréable, se poser sans se crasher relèvera parfois plus de la chance qu’autre chose. Il faudra en effet ne pas oublier de sortir son train d’atterrissage et surtout maitriser sa vitesse et l’inclinaison du joystick avec une précision redoutable sous peine d’exploser au sol.

Si les contrôles sont parfois délicats, les développeurs ont eu la bonne idée de proposer différents types de contrôles. Deux styles sont proposés dans le jeu. Arcade et simulation. Le premier conviendra essentiellement aux débutants. Dans ce mode, l’affectation des touches n’est pas toujours des plus heureuses, mais les commandes restent assez intuitives, du moins tant que l’on ne cherche pas à faire trop souvent des loopings ou des manœuvres plus complexes. Le second mode qui s’offre à nous est plus réaliste, et permet davantage de réactivité. Néanmoins il s’adressera davantage aux personnes habituées à ce type de jeu. De temps à autre, il y aura des phases de tir à la première personne via des tourelles fixes. Si celles-ci sont sympathiques à jouer, elles n’apportent pour autant pas grand chose au jeu. Pire, votre appareil sera dans l’obligation de voler en ligne droite lors de ces passages, faisant de vous une cible facile. Heureusement, le jeu n’est dans l’ensemble pas très difficile, la plupart des crashs étant du avant tout à la délicatesse de certaines manœuvres. Dans l’ensemble, le titre est fluide, nerveux, et les temps de chargements sont quasi anecdotiques. Les différents objectifs de missions s’enchaînent à merveille, au point que l’on aurait souhaité une campagne un peu plus longue. Il aurait été de bon ton également d’avoir, pourquoi pas, une section bonus avec des images d’archives, des témoignages, ou encore des photos de l’époque. Car après tout, en sus des adeptes de batailles aériennes, le public visé par ce type de produits n’est t-il pas aussi potentiellement passionné par l’histoire et les anecdotes qui gravitent autour de ces conflits ?

Question musique, mis à part celle d’intro (qui revient parfois dans la campagne) il n’y a pas grand-chose à dire sur le sujet. En effet, il y a peu ou pas de musique et vos oreilles seront surtout diverties par le bruit incessant de vos multiples mitraillages. À la longue, si vous jouez au casque, cela peut-être fatiguant. Heureusement, le discours de vos coéquipiers animera souvent vos parties, que ce soit lors de courtes cinématiques (réalisées avec le moteur du jeu) ou lors des combats et différentes tâches que vous aurez à mener à bien. À ce propos d’ailleurs, l’IA est plutôt bonne, et vous n’aurez presque à aucun moment, le sentiment d’être seul sur le terrain. Vos camarades sont d’ailleurs plutôt efficaces et ne sont pas là juste pour la figuration. Pour vous aider encore un peu plus lors de vos duels avec l’ennemi, vos avions auront accès au système TrazerTime™, qui vous permettra de ralentir le temps afin d’être plus précis dans vos tirs et dans vos différentes manœuvres de combats. D’ailleurs, je vous conseille d’user et d’abuser de cette option (qui mettra un peu de temps à se recharger après chaque utilisation). En effet les appareils adverses sont dans l’ensemble assez résistants et il vous faudra parfois de très nombreuses balles pour en venir à bout. D’autant que le masque de collision (ou hitbox pour les intimes) n’est pas très clair. En effet quelques fois vous ne ferez aucun dégâts en vous acharnant sur un avion à bout portant, alors que d’autres fois vous parviendrez à abattre un japonais à l’autre bout de la carte en tirant à l’aveugle. De même, lorsque vous aurez à bombarder des cibles terriennes ou à torpiller des navires, les dégâts seront là aussi parfois totalement aléatoires. À titre d’exemple, lâcher une bombe en plein milieu de l’infanterie ne cause parfois aucune perte, quand larguer un explosif identique à plusieurs dizaines de mètres de cette même troupe peut l’éradiquer complètement. Incompréhensible.


Assurément, Flying Tigers : Shadows Over China, n’est pas parfait. Pour autant, le premier né d’Ace Maddox joue assurément dans la cour des grands. Beau, prenant et bien rythmé, le jeu n’a pas à rougir face la concurrence. On lui reprochera tout de même des contrôles perfectibles, une hitbox un tantinet capricieuse et une campagne un peu courte. Néanmoins, pour un prix tout doux, les différents modes de jeu parviendront sans nul doute à vous absorber devant votre écran durant de nombreuses heures.


Jeu testé par Ashen à partir d’un review code sur Xbox fourni par le développeur

 

Flying Tigers : Shadows Over China

18,99€
Flying Tigers : Shadows Over China
7

Graphismes

8.0 /10

Son

5.0 /10

Gameplay

7.0 /10

Durée de vie

7.0 /10

Rapport qualité/prix

8.0 /10

Interêt des succès

7.0 /10

Pour

  • Des graphismes agréables
  • Des avions authentiques jusqu'aux peintures
  • Des objectifs de missions variés
  • Plusieurs modes de jeu
  • Rapport qualité prix intéressant

Contre

  • Des contrôles qui manquent de précision
  • Une bande-son quasi inexistante
  • Une campagne un peu courte
  • La localisation des dégâts perfectible
   

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