TEST – Pinstripe – Une histoire dramatique et profonde



Test Pinstripe XWFR

Pinstripe est un jeu qui a germé dans la tête d’une seule personne, Thomas Brush mais aussi à le mérite d’exister grâce à des milliers de personnes. Après une campagne Kickstarter qui a rencontrer un très beau succès (il était demandé une récolte de 28.000$ et au bout de la campagne ce fut un total de très exactement 106.729$), le voilà qui arrive enfin sur Xbox One. Il était sur son bébé depuis cinq ans. On peut dire merci une nouvelle fois aux financements participatif qui, sans ce moyen, ce jeu n’existerait peut-être pas ou alors pas ce à quoi il ressemble aujourd’hui.

Il faut prendre Pinstripe comme un rêve, un cauchemar, un conte. Dès le lancement du jeu, on tombe sur un menu avec de la neige qui tombe et une belle mélodie. Voilà une bien si jolie manière de commencer. L’histoire débute dans un train, on y fait la rencontre d’un père avec sa petite fille toute mignonne au drôle de prénom Bo. On n’en sait pas plus, ni pourquoi ils sont ici. C’est un mystère total. La petite parle beaucoup mais le père n’est pas très bavard. Il est possible de choisir par moments deux choix de réponses (bonne personne ou mauvaise personne). Il est facile de s’attacher très rapidement à la petite Bo. Elle a en plus un doublage exquis en anglais au sous-titrage français. On comprend un peu plus le principe du jeu, de quel genre il est. Il est de la catégorie des jeux indépendants à la « Limbo » et tant d’autres. Il faut résoudre de petites énigmes pas difficiles comme appuyer sur des interrupteurs. Rien de bien méchant. En traversant les wagons suivants, c’est à ce moment là qu’on remarque la beauté de la patte graphique. Les décors, la chaleur des couleurs mais aussi son ambiance sonore (doublages, bruits…) tout est réussi. La qualité des graphismes est sublime et c’est un régal pour les oreilles. Ça commence très bien. Mais qu’en est-il du reste ?

Déjà, le scénario est intéressant, contrairement à d’autres jeux de son style. On découvre très vite, et ce dès les premières minutes, de qui est le méchant. Ce qu’il fait va rendre ce début d’aventure qui commençait bien une horreur pour le père car le méchant kidnappe sa fille. Pour quel motif ? Il veut qu’elle devienne sa fille. Et pour cela, il va faire une cérémonie dans son chez lui. Elle disparaît avec lui, écran noir et on commence la véritable aventure après l’accident du train dans un paysage encore plus beau, encore plus poétique. C’est dans un paysage tout enneigé qu’on va faire nos recherches. On rencontre de nombreux PNJ, certains étranges comme d’autres marrants ou même inattendus. En vrai nous ne savons même pas si nous sommes dans un cauchemar ou si c’est la réalité. C’est au joueur de s’en faire la réflexion. Le gameplay est simple mais il va s’enchérir d’un lance-pierres plus tard dans la progression mais aussi d’une lampe qu’il est possible de l’actionner quand on veut. Le lance-pierres sera utile pour vaincre les ennemis. Malheureusement le bestiaire n’est pas varié puisqu’on ne rencontrera que deux types de monstres. Des espèces de ballons qui volent et qui balancent à de rares moments des petites boules d’explosions et des sortes de chiens féroces. La difficulté des combats est inexistante, il est presque impossible de mourir. Le vrai challenge est plutôt orienté sur les nombreuses énigmes et casses-tête. L’inventaire sert à entreposer les objets. On peut les analyser dans tous les angles et ça sera important de le bien le faire et de faire attention au moindre détail pour résoudre certaines énigmes. Ça rappelle plusieurs jeux et c’est sympathique. Ça incite le joueur à se fondre encore plus dans ce qu’il trouve et doit faire.

Très vite, on se retrouve accompagné de quelqu’un mais pas avec n’importe qui !  Durant toute l’histoire on sera aux côté d’un chien qui parle. Comment ça un chien qui parle ? Oh, c’est très loin d’être la chose la plus étrange dans cet univers. Le ton général est horreur, un conte horrifique. Mais pas dans le sens où c’est violent. Pour les plus jeunes ça peut peut-être faire des sursauts mais rien de méchant. Pas de violence, pas de grossièreté. On reste dans le sobre du début à la fin. C’est plutôt sur son atmosphère que le jeu se dégage. Parlons des allers retours. Ils sont nombreux dans le jeu. D’habitude dans un jeu on mettrait plus ça dans les défauts, dans la facilité. Là dans Pinstripe c’est différent. Quand on voyage dans les paysages, il y a plusieurs choses qu’on se demande ce que c’est et il n’est pas possible d’y avoir accès. C’est en avançant et en débloquant ces nouvelles aptitudes qu’il faudra rebrousser son chemin pour enfin comprendre comment faire et découvrir de nouvelles zones et d’autres interactions. On ne retraverse pas tout comme ça juste pour aller d’un point A au point Z. Non, on découvre toujours un peu plus. Une fois l’aventure bouclée, un new game + se débloque avec comme récompense une clé en or. Et cette clé en intriguera plus d’un. Pourquoi ? Car durant la première partie on découvre trois portes fermées à clé et pour les ouvrir il faut justement cette fameuse clé en or. Que se referme t-il derrière les trois portes ? Mystère ! Après faut avoir l’envie de se refaire le jeu une deuxième fois. L’intérêt de le refaire est petit. Il n’y aura pas d’autres surprises. Juste l’ouverture de ces portes.

Les succès sont au nombre de 12. Encore une fois ils vous obligeront à refaire le jeu plusieurs fois. Bien que peu nombreux, certains se révèlent intéressants à accomplir comme celui de ne pas se faire toucher une seule fois, de trouver tous les indices à l’aide du chien, explorer les fameuses pièces secrètes avec la clé en or ou un plus rigolo qui est d’être un crétin fini en répondant toujours de la plus mauvaise façon qu’il soit. On a souvent deux choix : le soleil sont des réponses correctes, où le père est à fond dans son enquête. La Lune est tout le contraire, ce sont des réponses plus délirantes avec aucun respecte pour les autres personnages. Pour vous donner un exemple de la durée de vie, un succès est de le finir en moins d’une heure, en ligne droite bien sûr ce sera largement possible, surtout si on l’a déjà fini au moins une fois.

 


Avec une ambiance graphique et sonore de haute volée, une petite histoire attachante et des énigmes ni trop complexes ni trop simples et d’un rythme lent et calme, Pinstripe montre l’imagination grand public de Thomas Brush, mais celle-ci rend l’univers magnifique malgré le contexte de l’histoire. On veut connaître le fin mot de l’histoire.


Jeu testé par Snake135 à partir d’un review code sur Xbox One fourni par l’éditeur

Pinstripe

14,99€
Pinstripe
7

Graphismes

9.0/10

Son

9.0/10

Gameplay

7.5/10

Durée de vie

3.0/10

Rapport qualité/prix

6.0/10

Interêt des succès

7.5/10

Pour

  • Des graphismes colorés et des paysages somptueux
  • L’ambiance sonore
  • L’histoire
  • On veut en savoir plus sur le sort de la petite
  • Les résolutions d’énigmes pas farfelues
  • Une durée de vie courte mais intense...

Contre

  • Les ennemis ne servent pratiquement à rien avec un bestiaire trop maigre
  • ....Mais qui aurait mérité d'être un peu plus longue
   

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