TEST – Symmetry – Seul ou presque



À la base, Symmetry est un jeu extrêmement simple. Comme d’autres simulations de survie de ce type, vous êtes chargé de surveiller le statut d’une petite poignée de personnes et de les utiliser pour collecter des ressources pour rester en vie et finalement échapper à ce crash.

Vos membres d’équipage disposent de deux statistiques: la santé et la faim, qu’ils gardent à niveau en dormant ou en mangeant. Ils doivent rassembler trois ressources: le bois, la nourriture et la ferraille, qu’ils utilisent pour chauffer la base, manger et réparer ou améliorer la station. Cela constitue la base du jeu, avec seulement un facteur aggravant: le froid.

Vos companeros intrépides se retrouvent coincés dans les conditions arctiques et presque chaque décision doit être pesée pour éviter le risque de geler jusqu’à la mort. Pour garder la base chauffée, quelqu’un doit ramasser du bois à l’extérieur, mais sa santé diminue plus rapidement. Au début, ce n’est pas un gros problème, mais plus l’équipe se reforme, plus elle devra aller chercher des arbres, risquant ainsi  un coup de froid mortel. Le bois brûle assez rapidement, ce qui signifie que vous devrez le stocker ou garder un approvisionnement presque constant en bois.

L’équipe peut survivre quelque temps dans cette base glaciale en utilisant les chambres de régénération, mais cela les empêche d’effectuer d’autres travaux et cela peut même devenir  risqué quand vous n’avez pas assez de chambres à disposition pour guérir tout le monde.

L’installation où votre équipe habite est malheureusement trop statique, et il n’y a aucun moyen de mettre à jour quoi que ce soit en dehors de la capacité de stockage de vos différentes ressources. J’aurais aimé avoir la possibilité d’améliorer un peu ma base, peut-être en ajoutant d’autres postes de santé ou postes de nourriture, en augmentant l’efficacité des appareils de chauffage, ou en rendant les machines moins susceptibles de tomber en panne.

Symmetry aurait pu être très intéressant à parcourir, mais la mince couche de personnalité que les personnages abordent, rend presque imperceptible leur creux ultime. Tout au long du jeu, les membres de l’équipe jetteront des dialogues dans le vide sans réellement faire progresser l’intrigue nébuleuse du soft. Alors que certains éléments de l’histoire sont intéressants, rien n’est jamais complètement développé. Particulièrement à la fin du jeu, où un twist prometteur se met en place, mais tombe indubitablement dans la banalité. Je suis pour les récits qui laissent de la liberté d’interprétation, mais Symmetry a tendance à vous perdre trop facilement dans son intrigue.

Ce qui empêche vraiment l’histoire de devenir intéressante, c’est que les personnages eux-mêmes n’interagissent presque jamais entre eux. Ils donnent à peine l’impression qu’ils sont même conscients les un des autres. La première fois que l’un des membres d’équipage périt, je fus terrassé par le choix si sombre présenté à mon âme si pure. Enterrer le corps, ou l’utiliser pour nourrir l’équipage restant. Je fus ravagé par la culpabilité, mais j’ai finalement décidé d’emprunter la voie utilitaire. Une vraie identité des personnages, construisant des relations et travaillant ensemble, les aurait rendu beaucoup plus intéressants que les robots qu’ils semblent être pour la plupart dans ce jeu.

Le vide inquiétant des personnages se joue aussi mécaniquement. Les membres d’équipage continueront à faire n’importe quel travail que vous leur assignerez jusqu’à ce que vous changiez leurs ordres, n’importe quoi ! Ils se promènent sans réfléchir dans -90 degrés avec leur santé presque épuisée, pour mourir de froid sans une seule plainte. On ne peut pas non plus leur ordonner de rester immobile et d’attendre d’autres instructions, alors quand les tempêtes frappent et que vous avez des personnages qui ne peuvent que faire du travail en dehors de la base, vous êtes obligé de les suivre pour les empêcher de se rendre à une mort certaine. Ce type de micro-gestion fastidieuse prend de plus en plus d’importance au fur et à mesure que le jeu se poursuit…

Le gameplay est addictif, bien que je n’appellerais pas nécessairement cela une bonne chose. Mais il semble toujours qu’il y ait quelque chose d’intéressant juste au coin de la rue. Le jeu est aussi extrêmement difficile,évidemment cela plaira à certaines personnes sadiques mais j’ai vraiment trouvé cela assez ennuyant au bout d’un moment.

 


Symmetry est prometteur. Malgré l’absence d’une histoire vraiment intéressante, il y a quand même des petites péripéties. Les graphismes ont un charme, et la bande sonore fait un excellent travail de mise sous tension. Mais tout cela n’est qu’une façade pour une expérience qui demande beaucoup aux joueurs et ne donne presque rien en retour.


jeu testé par Clemicles à partir d’un review code Xbox One fourni par l’éditeur

Symmetry

17,99€
Symmetry
6

Graphismes

7.0 /10

Son

8.0 /10

Gameplay

5.0 /10

Durée de vie

5.0 /10

Rapport qualité/prix

6.0 /10

Interêt des succès

5.0 /10

Pour

  • graphismes soignés
  • Beau design sonore
  • Des indices d'une histoire intéressante

Contre

  • Gameplay fastidieux
  • Manque de personnalisation de base
  • Difficile et pas gratifiant IA frustrante
  • IA frustrante
   

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