TEST – Escape from Umbra – Le jeu d’horreur de l’été 2026 ?
On est en été, il fait chaud, trop chaud même. Alors, l’envie de geeker au frais devant un ventilo peut se faire sentir. Surtout quand le jeu en question peut donner des frissons. Car oui, il n’y a pas qu’à Halloween où on peut jouer aux jeux d’horreur ! En ce mois de Juillet 2026, Wildsphere (Oxide Room 104 et sa suite) décide de sortir Escape from Umbra, où le but est d’échapper à une sorcière qui vous traque sans relâche, tout en résolvant des énigmes. Un bon petit soft d’horreur pour s’occuper durant les vacances ? Découvrez donc notre avis sur le sujet !
Qui êtes-vous ? On ne le sait pas vraiment. Peut-être un enfant de 11 ans vu le nombre de bougies sur le gâteau. Toujours est-il que l’ambiance est lourde et bizarre chez vous, avec ces branches étranges qui ont envahies la maison un peu partout. Une matière noire ténébreuse a de plus recouvert la porte d’entrée, vous empêchant de sortir. Heureusement, un chat noir semble vouloir vous guider et vous donner des indices quant à la manière de vous sortir vivant de cet enfer. Un chat qui vous guidera également à l’extérieur, dans ce village mystérieux à l’écart du monde et plongé dans une nuit noire. Dehors, les spectres rôdent, ainsi que la sorcière Umbra. Et si vous êtes repéré par la sorcière, c’est le Game Over !
Mais le personnage que l’on dirige n’est pas totalement démuni face à ces menaces. En effet, pour renvoyer les spectres dans l’au-delà, il peut utiliser une lampe torche avec la fonction flash. Mais attention car la batterie se vide assez vite ! Cependant, lorsque vous ne l’utilisez plus, elle se recharge toute seule rapidement. À vous de gérer comme il faut, puisqu’on s’en servira à la fois contre ces créatures mais aussi pour éclairer son chemin dans ce monde d’obscurité. En revanche, lorsque la sorcière débarque, la seule manière de lui échapper est de se cacher dans un coin du décor et d’attendre qu’elle passe. Sachez qu’on sait toujours quand elle arrive, puisqu’un bruit de bois (ou plutôt de racines) qui craque annonce son arrivée. Il n’est donc pas bien difficile de survivre sans se faire attraper, même si le stress est tout de même bien présent quand Umbra s’arrête ou passe à quelques mètres de vous !
Sans être foncièrement original, Escape from Umbra parvient à tirer son épingle du jeu grâce à son ambiance sombre et pesante. Oui, c’est du déjà-vu, mais pour autant on prend plaisir (et un peu peur !) à progresser dans ces ruelles ténébreuses et ces bâtisses inquiétantes. La mise en scène est de plus plutôt réussie, comme l’ouverture des portes qui se fait via une animation qui rappelle celle de Resident Evil, premier du nom. En dehors de la lampe torche, vous n’avez par contre pas d’armes, donc ne vous attendez pas à tirer au fusil à pompe dans tous les sens ! Le jeu se veut plutôt orienté énigme, avec des puzzles divers et variés qu’il faudra résoudre pour parvenir à progresser. Remettre le courant ou encore tourner des statues dans un sens ou couper une alarme, rien de bien original non plus. Et pourtant, là encore, cela passe plutôt bien. D’autant que la petite originalité, c’est que le joueur possède déjà les solutions (ou du moins des indices) pour résoudre ces énigmes. En effet au début du jeu, le joueur trouve un petit livre énigmatique plein d’informations. À vous donc, de tourner les pages de ce précieux bouquin, mais aussi de trouver d’autres pages dans le décor qui viendront se coller à l’intérieur.
Comme dans les premiers Resident Evil, vous ne pouvez pas sauvegarder quand bon vous semble. Ici, pas de rubans encreurs mais des lampes à allumer, qui sont accrochées sur des murs ou simplement posées sur des tables. Donc, en cas de Game Over, vous recommencerez à ces lampes. La plupart du temps, elles sont bien placées, notamment juste devant des phases d’énigmes ou avant d’être confronté à la sorcière et à ses spectres. Dans l’ensemble, Escape from Umbra n’est donc pas un jeu difficile. Il n’est pas non plus bien long, puisque vous pouvez terminer l’aventure en quatre heures environ, cinq peut-être, si vous vous perdez un peu dans les rues du village. Puisqu’il faut en effet parfois s’orienter uniquement grâce à la petite carte fournie dans le livre. Ce qui rend de facto l’expérience plus immersive. La maniabilité est très simple : une touche pour s’éclairer, une autre pour charger le flash et une gâchette pour l’utiliser, une touche d’action (prendre des objets ou des documents) et une dernière pour s’abaisser. Dès le début du jeu, on se rend compte qu’un travail conséquent a été fait sur les vibrations, puisqu’elles suivent très bien l’action, donnant l’impression même que parfois, elles suivent le rythme cardiaque du héros. Sachez enfin que les textes sont en français, que ce soit votre livre d’indices ou les menus.
Escape from Umbra n’est pas à première vue, un jeu d’horreur particulièrement original, avec une proposition finalement assez classique, notamment dans ses puzzles. Cependant, ce qu’il fait, il le fait bien. Et son univers sombre et un peu stressant, avec une sorcière qui nous traque dans les rues, suffit à rendre le jeu intéressant et prenant. L’ambiance est bonne, la bande-son fait le job, les graphismes sont plutôt jolis, et le personnage est maniable. Alors oui, malgré le côté déjà-vu et le fait que le jeu soit un peu court (pas un défaut pour tout le monde ceci dit) on vous encourage à jouer à ce petit jeu d’horreur sans prétention.
Test réalisé sur XBOX Series X à partir d’un code review fourni par le développeur Wildsphere
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