TEST – Fresh Tracks – Un vent de fraîcheur sur les jeux de rythme !
Alors que RedOctane fait son retour avec Stage Tour, l’héritier de Guitar Hero, les jeux de rythme ne semblaient plus avoir la cote depuis quelques années. Pourtant, le genre n’est jamais mort, comme l’attestent des titres récents comme Ella Stars ou encore Ratatan. Et dans ces lignes, nous allons tester Fresh Tracks, développé et publié par les Canadiens de chez Buffalo Buffalo (oui, il y a bien deux fois le mot Buffalo !). L’originalité de ce nouveau jeu de rythme ? Il ajoute une composante roguelite à la formule. Est-ce que les deux genres se marient bien ? Vous aurez la réponse dans ce test !
Dans le monde fantastique et enneigé de Norwyn, Mar, la Reine de la Terreur, fait des siennes. Un être mythique nommé Kota va alors trouver l’élu pour mettre fin à cette menace. Et comme vous l’avez deviné, cet élu, c’est vous : l’aventurier à ski qui traînait dans les parages ! Votre mission (que vous n’avez pas d’autre choix que d’accepter) est donc de vaincre les cinq êtres mythiques et de mettre fin au règne de Mar. Pour vous aider dans votre tâche, une épée magique vous tombe dans les mains. Cette dernière permet de trancher divers objets, comme des arbres ou des monstres qui se dressent sur votre route. Mais c’est surtout de dextérité dont vous aurez besoin, tant les obstacles seront nombreux sur votre chemin. Plaques de piquants, cavernes, blocs de pierre, colonnes, rochers… voilà autant de barrières qui peuvent vous enlever de précieux points de vie. Heureusement, les commandes du jeu sont assez simples. Vous vous dirigez à droite ou à gauche avec la croix directionnelle (ou le joystick gauche, mais il faut activer la commande dans les options au préalable), vous vous abaissez avec le bas de cette même croix, et vous sautez (ou double-sautez même) avec le haut. Les gâchettes LB et RB vous permettent, quant à elles, de vous pencher dans la bonne direction. Enfin, le joystick droit permet de trancher à tout va avec l’épée. Si on prend assez rapidement le personnage en main, la difficulté du jeu reste assez relevée, notamment à cause de la composante roguelite du titre.
La structure du jeu repose sur le roguelite. Une session (ou « run ») se compose d’une succession de 11 chansons, réparties sur des embranchements de plusieurs difficultés au choix (facile, moyen, difficile). Si vous perdez tous vos points de vie (à cause des obstacles ou des ennemis), vous échouez, vous perdez votre monnaie temporaire (les chuchotys) et devez recommencer depuis le début. Mais avec les jetons récoltés en route (les ekkos), vous pourrez acheter des skis aux bonus particuliers, ou encore débloquer les différents niveaux pour vous entraîner dessus à volonté. Durant vos essais, vous pourrez aussi acheter des bonus temporaires avec vos chuchotys, uniquement valables pour cette session. La progression est ici linéaire et dictée par le tempo. Le jeu demande donc une certaine gymnastique mentale et une très bonne coordination, puisqu’il faut (surtout dans les modes les plus difficiles) souvent enchaîner très rapidement des coups d’épée (en orientant votre lame dans 8 directions possibles), suivis de sauts, de moments où il faut s’abaisser, se pencher, ou encore dévier des projectiles, le tout, sans le moindre temps mort ou presque !
Même si le jeu propose quatre niveaux de difficulté au choix, opter pour le mode facile ne change pas grand-chose, hormis le fait de vous octroyer un cœur supplémentaire. Si, dans un Guitar Hero, louper une note diminue simplement votre score, louper une action dans Fresh Tracks entraînera non seulement une perte de points (et donc un moins bon classement en fin de piste), mais aussi la perte d’un demi-cœur de vie. Rageant ? Oui. Addictif ? Aussi ! À noter que le jeu permet tout de même de récupérer un peu d’équipement perdu si vous suivez les voies avec les icônes correspondantes.
La bande-son est composée de 28 pistes. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est particulièrement variée. Entre pop, hip-hop, rock, metal ou musiques au style nordique, le jeu nous surprend souvent. Selon le narrateur, les chansons s’adaptent et décrivent parfois directement les actions du joueur, ou introduisent des variantes dans les récits. À moins de recommencer 50 fois la même piste, on met du temps à se lasser, d’autant que l’on est constamment poussé par l’envie de se dépasser. Côté graphismes, les visuels sont « simples » mais jolis, avec certains niveaux sublimés par des aurores boréales et de chouettes effets de lumière. Concernant la durée de vie, tout dépendra de votre niveau (ou « skill »). Si vous avez des réflexes aiguisés, comptez une dizaine d’heures pour parvenir au bout du périple. En revanche, si vous voulez explorer le jeu à fond à travers les différents récits et personnages mythiques, il vous faudra bien 25 à 30 heures. Une durée de vie plutôt solide donc.
Fresh Tracks réussit son pari de mêler la rigueur du jeu de rythme à la boucle addictive du roguelite. Malgré une lisibilité parfois confuse et une répétitivité évidente qui s’installe au fil des sessions, le titre compense largement par son gameplay dynamique et prenant, sa bande-son de qualité et variée, et le plaisir viscéral qu’il procure une fois le tempo maîtrisé. C’est une excellente pioche pour les amateurs de défis originaux qui ont le rythme dans la peau !
Test réalisé sur XBOX Series X à partir d’un code review fourni par le développeur Buffalo Buffalo
Pour
– L’alliance jeu de rythme et roguelite qui fonctionne très bien !
– Une bande-son prenante et avec plusieurs genres de musique
– Jolis graphismes et direction artistique plaisante
– Une courbe de progression bien pensée et gratifiante
– Les différents conteurs qui apportent un peu de changement dans les niveaux
– Une durée de vie assez solide
– Entièrement en français (avec chansons sous-titrées)…
Contre
– …même s’il est difficile de lire les paroles et textes vu la rapidité de l’action !
– Quelques soucis de lisibilité lorsqu’il y a trop d’obstacles et ennemis à l’écran
– Les environnements qui finissent par se ressembler un peu
– À force de recommencer, on finit inévitablement par se lasser des musiques
Pour
Contre
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