TEST – Dragon Loop – Un Metroidvania qui sort des sentiers battus ?
Dans le grand bal des Metroidvania qui sortent chaque année, il n’est pas toujours facile de se distinguer et même de percer. Il faut dire aussi que le concept a été vu et revu. Dans ces lignes, nous allons vous parler d’un Metroidvania développé et édité par Happy Player qui tente de sortir un peu des sentiers battus. Car si dans Dragon Loop on retrouve bien entendu les mécaniques habituelles du genre, nous allons voir que la dimension des branches temporelles parvient à insuffler un peu d’originalité. Vous êtes curieux ? Alors bonne lecture !
Dès le début du jeu, le joueur prend les commandes de XI, une héroïne au style un peu Kawai. En effet pas de cinématiques d‘introduction mais directement un tuto afin d’apprendre les commandes. L’histoire se met en place après, même si elle reste assez nébuleuse au départ. D’autant que si la langue française est de la partie pour les textes, quelques erreurs et fautes sont hélas présentes, à l’instar des « ç » remplacés par des « ? » ou encore des écritures japonaises qui demeurent. Certaines tournures sont un peu étranges aussi parfois, y compris dans les explications de jeu. Bon rien trop de grave non plus et on finit toujours par comprendre. Et on apprécie l’effort d’avoir traduit le jeu tout de même. Quoi qu’il en soit, on dirige donc XI et sa créature mignonne Orobouros, qui possède notamment un pouvoir de traction bien utile façon grappin. Avec la bestiole, vous pouvez ainsi vous accrocher à des ennemis pour les taper ou encore passer à travers des murs en vous accrochant à des pierres. Ce pouvoir est d’ailleurs l’unique moyen de gravir certaines plateformes, étant donné que notre héroïne ne saute pas très haut. Xi peut de plus faire apparaitre du muguet n’importe où dans le décor pour se soigner, du moins si elle a assez de graines sur elle. Une mécanique sympathique qui fait un peu penser aux points de sauvegarde que l’on peut faire apparaitre dans Ori si on a assez d’énergie.
En explorant où après avoir vaincu des vagues d’ennemis, vous trouverez des âmes, qui peuvent servir à augmenter votre barre de santé ou encore la puissance de vos attaques. Ces améliorations sont disponibles dans un genre de refuge situé entre deux lignes temporelles et qui est habité par de mignonnes créatures. Ces petits bouts de choux sont d’ailleurs experts en pâtisserie et vendent des mets (contre de « l’argent » que l’on obtient en tuant des monstres) vous permettant par exemple d’avoir un bouclier temporaire. C’est aussi à partir de cet endroit que vous pouvez explorer différents chemins, via un portail à droite et un portail à gauche. Mais ces chemins seront souvent différents puisqu’ils évoluent d’une journée à l’autre ! En effet à chaque fois qu’un jour passe, des embranchements peuvent se créer dans des lieux déjà visités. Seulement, vous ne pourrez pas les explorer lorsque bon vous semble. Il faudra en effet attendre une première fois que les 5 jours qui vous sont attribués soient révolus. À l’issue de ce délai, vous pourrez alors emprunter de nouvelles jonctions autrefois inaccessibles par le passé. Ou tout simplement découvrir de nouveaux lieux. Si cela vous parait compliqué pas de panique, car une carte temporelle est consultable, vous indiquant les différents chemins selon le jour souhaité. Et d’ailleurs en parlant de carte, une map générale est aussi disponible comme dans tout bon Metroidvania. Même si cette dernière reste un peu petite, même en zoomant.
Sauter, courir, s’agripper avec Oroubouros, taper avec notre épée, voilà les mouvements disponibles de base. Bien entendu, puisque nous sommes ici dans un Metroidvania, vous trouverez de nombreuses compétences qui se révéleront indispensables pour progresser. Et pour une fois, ces dernières sont originales, laissant de côté le sempiternel double saut pour par exemple lui préférer un rebond, grâce à une capacité de la bestiole qui nous accompagne. Comme dans Megaman, XI va récupérer les pouvoirs des boss vaincus, et les utiliser comme des esprits à invoquer. Et on peut en plus améliorer les niveaux de ces esprits. En parlant des boss, il faut bien avouer qu’ils sont souvent difficiles, avec à chaque fois deux phases. Ils tapent fort, et votre vie dégringole aussi vite que neige au soleil ! Cependant on est tout de même loin de la difficulté d’un Hollow Knight, rassurez-vous ! Ces boss sont d’ailleurs le seul vrai gros point de difficulté du jeu, puisque hormis quelques salles pleines d’ennemis, finir Dragoon Loop n’est pas une tâche insurmontable. Si on meurt, on retourne d’ailleurs même parfois à un point de contrôle avant un boss, ce qui donne envie de continuer à jouer.
Sans être somptueux, Dragon Loop est plutôt joli et coloré, proposant même des environnements variés et des détails sympathiques dans le fond des décors. Les ennemis sont aussi très colorés, et le bestiaire est d’ailleurs assez diversifié tout au long de l’aventure. La maniabilité est bonne, malgré le nombre d’actions possible. On se trompe peut-être un peu de touches au début du jeu (notamment entre l’invocation des esprits et celui de la la plante) mais on finit rapidement par avoir le jeu en main tout de même. Les musiques du jeu sont souvent assez douces et jolies, même si certaines sont un peu passe-partout. Mais l’ensemble fait clairement le job, notamment les musiques des boss. Enfin, sur le sujet de la durée de vie, attendez-vous à au moins à 8/10 heures de jeu, surtout si vous voulez obtenir toutes les fins (et surtout la meilleure !). Un temps qui différera beaucoup d’une personne à l’autre, selon la volonté de tout explorer, de trouver l’ensemble des passages secrets, et d’accéder à toutes les conclusions. Mention spéciale avant de se quitter pour les mini-jeux que des PNJ (souvent avec des looks particuliers !) vous proposeront de temps en temps. Un petit plus bien sympathique qui vient apporter un peu de variété dans le gameplay.
S’il y a plus impressionnant et mieux réalisé dans le genre, Dragoon Loop reste un Metroidvania digne d’intérêt. Son concept de chemins que l’on peut emprunter selon la ligne temporelle choisi apporte un petit vent de fraicheur et d’originalité. Le jeu est de plus assez joli, avec des décors diversifiés (qui changent avec la temporalité) tout comme l’est aussi le bestiaire. Sans être trop difficile, Dragoon Loop propose tout de même un peu de challenge, notamment lors des rencontres avec les boss. Le côté Megaman, où l’héroïne récupère les armes de ces boss qu’elle peut utiliser sous forme d’esprits à invoquer, est de plus bien sympathique. On vous conseille donc de lui donner sa chance !
Test réalisé sur XBOX Series X à partir d’un code review fourni par le développeur Happy Player
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