TEST- Necrophosis: Full Consciousness – Une expérience d’horreur psychologique unique !
Les Walking Simulator, nous en avons déjà testé plusieurs chez Xbox-World. Que ce soit avec des histoires bien écrites et sur des sujets sérieux comme The Gap, ou encore File Destined, un jeu d’horreur court mais marquant. Et aujourd’hui, on replonge dans l’horreur avec Necrophosis: Full Consciousness, de chez Dragonis Games. Un studio qui a déjà réalisé plusieurs jeux de ce style comme The Shore et Eresys. Publié par PQube, Necrophosis place le joueur dans un monde surréaliste, que Lovecraft et même Zdzisław Beksiński n’auraient pas renié. Avec un petit côté Scorn en prime mais sans les combats. Voici notre test sorti tout droit des fourneaux de l’enfer !
Autant vous prévenir de suite, le scénario est assez barré ! Vous dirigez la Conscience, placée dans un corps pourrissant et qui a été réveillée pour une raison inconnue. Partout autour de vous, des têtes de mort géantes, des squelettes, et des créatures étranges voir effrayantes. Une ambiance de fin du monde ou qui ressemble à l’enfer donc ! Et vous allez donc errer dans cet univers si particulier, afin de comprendre la raison de votre réveil. Sachez que même arrivé à la fin du jeu, il est difficile de démêler entièrement le scénario, dont les dialogues sont parfois inspirés de certaines œuvres de William Shakespeare. Mais c’est quelque chose que l’on peut accepter, étant donné que l’action prend place dans un lieu inconnu, situé hors de notre compréhension humaine. La première chose qui frappe, c’est la direction artistique, absolument superbe, et donc fortement inspiré des œuvres de Zdzisław Beksiński. C’est beau, c’est morbide, c’est original. Et on est de tout de suite immergé dans cet univers et cette ambiance. D’autant que Necrophosis nous place d’entrée de jeu face à une petite énigme simple (et un peu gore !) qui sert en quelque sorte de tuto de gameplay pour le jeu. Et premier constat, vous ne risquez pas de vous emmêler dans les touches !
En effet le gameplay de Necrophosis est, pour simplifier, celui d’un Walkiing Simulator avec des énigmes récurrentes. Courir, ramasser des objets et les placer (sur des structures ou des personnages) et parfois prendre le contrôle d’autres créatures ou encore diriger un engin dans la bonne direction, et c’est presque tout. Bien souvent, les énigmes ne sont pas très compliquées. Il suffit de trouver des objets, et de les apporter ou de les placer là où il faut. Cela dans des zones qui semblent assez ouvertes et grandes, mais qui sont en réalité délimitées par des murs semi-invisibles. Il faut donc explorer les moindres recoins de ces zones, à la recherche de l’objet ou du mécanisme dont on a besoin. Et parfois aussi s’entretenir avec quelques personnages au look cadavérique, qui auraient fait bonne impression dans une soirée branchée de la Famille Addams ! La maniabilité est donc assez simpliste, d’autant que les touches à appuyer sont indiquées en bas de l’écran lors de certaines interactions. Et la plupart du temps, il suffit d’appuyer sur la touche A et diriger son joystick. On remarque de plus que les points importants sont parfois indiqués par un sol de couleur bleu, histoire qu’on repère les lieux de loin. En somme, le jeu se veut accessible, sans doute dans le but que le joueur puisse profiter avant tout de la direction artistique absolument sublime.
Pouvant se terminer en environ deux à trois heures, Necrophosis est une expérience assez courte. Nous avons d’ailleurs fait le choix de vous montrer uniquement des captures des deux premiers niveaux pour ne pas vous spoiler. De plus, il y a finalement assez peu de gameplay hormis les points cités plus haut. Il n’y a pas non plus le moindre combat. En revanche vous pouvez mourir, mais vous reviendrez toujours à un point de réapparition situé à proximité. Vous l’aurez compris, le jeu n’est donc pas bien difficile, d’autant que les énigmes sont elles aussi assez simples. En bref, le jeu fait surtout la part belle à l’immersion plutôt qu’au challenge, comme la plupart des Waliking Simulator. Nous avons cependant été bloqué un moment à cause d’une énigme qui ne se déclenchait pas correctement (attraper un ver dans le dos d’un corps) et nous avons donc dû continuer la partir sur PC car impossible de débloquer la situation sur consoles. Gageons cependant que ce problème sera vite corrigé car un patch est en cours.
En plus des jolis graphismes et de sa superbe direction artistique dans le genre Grotesque, Necrophosis peut compter sur une bande-son au top, même si parfois discrète. C’est bien souvent atmosphérique et sombre, avec des bruitages du même style. Côté doublage, les voix sont dans l’ensemble réussies, à l’instar de celle de la faucheuse ou encore des cris d’agonie des morts-vivants que l’on croise un peu partout. Difficile d’avoir des informations sur les compositeurs et sur les doubleurs cependant, donc il est possible qu’un peu d’IA soit utilisée pour la partie audio. Un outil qui de toute manière sera de plus en plus utilisé, notamment dans le cadre de développement solo. On aime ou on déteste mais en tous cas le rendu est ici vraiment de qualité si c’est bien cet outil qui est utilisé.
Necrophosis: Full Consciousness est une expérience fort sympathique dans le genre Walking Simulator. Le jeu est prenant, grâce à sa direction artistique sombre et Grotesque de haute volée. Les graphismes sont jolis, et les personnages que l’on rencontre sont tous marquants. La bande-son et les doublages sont aussi de qualités, immergeant un peu plus profondément encore le joueur dans ce monde chaotique. En revanche si vous cherchez une expérience plus orientée action il faudra passer votre chemin. Car il n’y a ici pas le moindre combat. Le gameplay consistant à résoudre des énigmes (assez simples) et à se balader d’un point à l’autre des différentes zones. Très court, Necrophosis est cependant très marquant grâce à son ambiance unique et à son univers qui sort de l’ordinaire.
Test réalisé sur XBOX Series X à partir d’un code review fourni par l’éditeur PQube
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