TEST – Psyvariar 3 – Retour réussi pour cette franchise culte du shoot’em up ?
Si vous êtes un amateur de shoot ’em up avec un peu d’expérience (oui c’est plus élégant que de parler de nos âges !) vous avez peut-être connu Psyvariar, sorti sur Playstation 2 et Arcade, au début des années 2000. Une suite avait vu le jour, sur Dreamcast, Xbox et Playstation 2 en 2004. Si cette série de shoot n’a jamais fait l’unanimité, elle avait introduit un concept sympa (le Buzz, et non rien à voir avec Toy Story !) sur lequel nous reviendrons plus tard. Et voilà que plus de 20 ans après, une suite débarque, intitulée sobrement Psyvariar 3. Développé par Banana Bytes (Sophstar) et édité par les français de chez Red Art Games, et le tout avec le soutien du détenteur de la licence, à savoir Success. C’est pas beau ça ? Oui, mais est-ce que ça vaut le coup ? On tente de répondre à cette question !
Qui a dit que les shoot ’em up n’avaient jamais d’histoire ? Car celle de la série des Psyvariar est plutôt étoffée et cet épisode 3 ne déroge pas à la règle. Pour résumer, l’action prend place des décennies après les événements du dernier opus. Après la chute de l’ETA, une faction des Psyvariars a déclaré que la Terre était trop précieuse pour être abandonnée. La colonie terrienne prospère donc au fil des années. Mais un jour, un signal extraterrestre est détecté, et il semble que les Gluons soient de retour. Une nouvelle génération de Psyvariar doit donc prendre le relais pour une fois encore sauver l’humanité. Pour cela, le joueur peut compter sur 7 personnages, possédant tous des vaisseaux, styles de tir, et bombes uniques. Parmi ces héros, un invité de marque et non des moindres : Cotton de la série éponyme ! Un bonus vraiment très appréciable ! Et bien entendu ces personnages utilisent tous le fameux système de Buzz, le concept original de la série. En quoi cela consiste-t-il ? Eh bien c’est tout simple. Nos vaisseaux sont entourés d’une petite aura circulaire (que l’on peut rendre visible ou invisible dans les options) qui est une sorte de zone de danger. Pour effectuer un Buzz, il faut qu’un tir ennemi passe dans cette zone. En gros, vous jouez avec votre vie ! Mais cela rapporte un max. Du score bien évidemment, mais aussi et surtout la possibilité d’activer des boucliers qui rendent invulnérables. Un système qui récompense les risques donc, et qui se veut ainsi particulièrement prenant et efficace ! Car plus vous prenez de niveaux et plus vous pouvez rester invincible longtemps !
En haut de l’écran, une barre d’expérience. Cette dernière monte lorsque vous réalisez des Buzz, des éliminations, ou tout simplement lorsque vos tirs font mouche. La barre n’est pas toujours de la même couleur et pour cause : elle évolue selon la couleur des tirs ennemis. Certaines couleurs de tirs rapportent davantage d’expérience lorsqu’on Buzz. De plus, la barre peut aussi changer de couleur selon les ennemis à l’écran, comme les boss. Si elle devient rouge, le gain d’expérience est diminué par exemple. Ainsi, le jeu à un côté tactique, puisqu’on privilégiera la destruction de certains adversaires par rapport à d’autres, les laissant même tirer afin d’engranger de l’expérience. Si vous êtes habitué aux shoot ’em up classiques, les premières parties vous demanderont donc un petit temps d’adaptation, histoire de bien comprendre tous les mécanismes. Un peu comme un Ikaruga en son temps, qui proposait un système de changement de couleur en fonction des tirs ennemis. Surtout qu’ici, les vaisseaux que l’on contrôle sont assez lents, sans possibilité de modifier leurs vitesses (à contrario de la série des Thunderforce par exemple). Logique, étant donné que le principe est de frôler les tirs ennemis et non de chercher à les éviter en fonçant d’un bout à l’autre de l’écran.
S’il n’y a pas de difficultés au choix dans les options, vous ferez face à des choix en mode Arcade, puisque vous pourrez parfois augmenter la difficulté du prochain niveau. Et qui dit plus de difficulté dit évidemment plus de récompenses, notamment au niveau du score. Si les 6 missions du jeu peuvent se terminer en moins de 30 minutes, il vous faudra probablement plusieurs essais pour parvenir à terminer le mode Arcade. En effet le jeu est assez difficile, surtout si vous n’avez jamais joué à un jeu de la série par le passé. Il faut prendre le gameplay en main et apprendre à connaitre les stages et surtout les patterns des boss. Surtout que ce sont parfois des centaines de tirs ennemis qui arrivent sur vous à l’écran, comme dans tout bon Manic Shooter qui se respecte. Heureusement, lors de nos premiers Game Over, le jeu est généreux et nous donne des crédits supplémentaires pour les prochaines parties. En plus du mode Arcade, on trouve 5 autres modes de jeux. Le mode « Adaptation » tout d’abord, qui est en quelque sorte le mode facile du jeu. En effet nos attaques sont toujours améliorées au maximum, la difficulté reste inchangée tout au long des niveaux, et les trajectoires des tirs sont plus simples à appréhender. Vient ensuite le mode « Mission » avec environ 50 défis courts, et des notes attribuées en fin de mission. Il y a aussi le mode « Caravane » qui propose d’obtenir le meilleur score possible en 2 minutes. Le mode « Infini » lui, propose d’obtenir le meilleur score possible avec une seule vie et dans un environnement généré de manière procédurale. Et enfin on trouve le mode « Entrainement » qui, comme son nom l’indique, permet de s’entrainer.
Pas de surprises côté graphismes si vous êtes un habitué de la série. On retrouve la patte des anciens opus, avec un style à la Ikaruga et Border Down, voir même un petit côté Giga Wing 2. Sans être exceptionnels, les graphismes sont plutôt jolis, les couleurs éclatantes, et les environnements sont variés, allant de la Terre, en passant par d’autres planètes, des conduits futuristes, et bien entendu l’espace. On est vraiment très proche de ce que proposaient les deux premiers épisodes. Du côté de la bande son, nous avons le droit à de la musique électronique. Et autant dire que les compositions sont très réussies, avec quelques thèmes qui donne envie de se trémousser, que ce soit les musiques de certains niveaux ou même de boss. On en vient même à vouloir que les niveaux (souvent très courts) durent plus longtemps pour pouvoir encore les écouter ! Un mot sur les boss, souvent impressionnants par leur taille, toujours en deux phases, au design réussi et avec des patterns ingénieux. Notons enfin un autre bon point positif, les paramètres de jeu. Hitbox visible ou non, jeu qui se met en pause lors d’une mort, zone de Buzz cachée ou visible, couleur des projectiles modifiables, il y a de quoi faire et nous n’avons pas tout cité. Et bien entendu, il est possible de modifier les fonds d’écrans sur les bords, le sens de l’écran (horizontale ou verticale) et même le degrés de zoom.. Et bien entendu, sachez que le jeu est 100% en français.
Mais alors que peut-on bien reprocher à ce Psyvariar 3 ? Eh bien à dire vrai pas grand-chose ! On aurait bien entendu apprécié un mode deux joueurs. Mais hélas, cela n’a jamais fait partie de l’ADN de la série. Était-ce l’occasion de briser les codes pour ce nouvel épisode ? Le débat est lancé. Ensuite, le jeu ne contient que 6 stages, ce qui de facto rend le jeu très court (30 minutes environ comme mentionné plus haut dans ce test). Les stages se parcourent en effet très souvent en moins de 5 minutes. Une durée de vie cependant assez standard sur la plupart des shoot ’em up. Et c’était déjà le cas sur les précédents Psyvariar. Parfois moins de deux minutes pour boucler les stages du second épisode pour rappel. Pour le reste, cela dépendra aussi beaucoup de vos attentes. Par exemple, certains trouveront peut-être que les graphismes ne sont pas très jolis pour un jeu de 2026. D’autres y verront une inspiration et un hommage aux jeux du début des années 2000.
Il aura fallu attendre plus de 20 ans. Mais le nouvel épisode de la série des Psyvariar est là et il ne déçoit pas. Banana Bytes et les français de chez Red Art Games sont en effet parvenus à capturer l’essentiel des deux précédents opus, pour nous proposer une suite qui ne trahit pas ses origines. Si ce Psyvariar 3 est aussi court que ses ainés, et fait encore une fois l’impasse sur un mode deux joueurs, tout le reste n’est que positif. On retrouve le système de Buzz certes un peu technique à maitriser mais vraiment prenant, des boss impressionnants aux patterns ingénieux, une bande-son électronique réussie avec quelques morceaux vraiment excellents, et une identité visuelle dans la droite lignée des précédents jeux et de l’époque de ténors comme Ikaruga. Bref, que vous soyez amateur ou non de la série, ce jeu doit être vôtre si vous aimez les shoot’em up !
Test réalisé sur XBOX Series X à partir d’un code review fourni par l’éditeur Red Art Games
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